GRÈCE, chronologie contemporaine

 

2018

6 août 2018
Grèce. Fin du programme d’aide européen.

Le Mécanisme européen de stabilité approuve le versement de la dernière tranche (soit 15 milliards d’euros) du troisième plan d’aide financière à la Grèce adopté en août 2015 — après ceux d’avril 2010 et d’octobre 2011. Le programme d’aide prendra officiellement fin le 20. Le 31 juillet, le FMI avait émis des doutes sur la viabilité du programme de remboursement de la dette grecque à long terme, jugeant irréalistes les prévisions d’évolution de l’excédent budgétaire et de la croissance du pays formulées par la Commission européenne. […] Lire la suite

23 juillet 2018
Grèce. Incendies meurtriers.

De nombreux incendies attisés par la chaleur et des vents violents en Attique provoquent la mort d’au moins quatre-vingt-douze personnes autour des villes balnéaires de Máti et de Rafina, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Athènes. […] Lire la suite

12 juin 2018
Grèce – Macédoine. Accord sur le nom de la Macédoine.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras annonce la conclusion d’un accord avec son homologue macédonien Zoran Zaev sur le nom de l’ancienne république yougoslave de Macédoine qui doit être rebaptisée « République de Macédoine du Nord ». Les deux pays sont en conflit à ce sujet depuis l’indépendance de l’ancienne république yougoslave en septembre 1991, en raison de la référence défendue à la fois par Athènes et Skopje à l’héritage culturel de la Macédoine antique. L’accord prévoit également la reconnaissance de la langue macédonienne à l’ONU et la suppression de la référence au « peuple macédonien » dans la Constitution macédonienne. L’accord doit être ratifié par les deux parlements et soumis à référendum en Macédoine. La Grèce bloquait jusque-là l’adhésion de la Macédoine à l’Union européenne et à l’OTAN. […] Lire la suite

2017

15 juin 2017
Grèce – Union européenne. Déblocage par l’Eurogroupe d’une tranche de prêt à la Grèce.

À la suite des nouvelles mesures d’austérité adoptées par le Parlement grec en mai, l’Eurogroupe réuni à Luxembourg approuve le déblocage d’une tranche de prêt de 8,5 milliards d’euros à la Grèce, qui doit notamment permettre à Athènes d’honorer les créances dues en juillet à la Banque centrale européenne. Cette tranche de prêt constitue une partie du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros accordé au pays en août 2015. Les ministres de la zone euro s’engagent en outre à envisager l’allègement de la dette publique grecque – 320 milliards d’euros – à la fin de l’application de ce plan d’aide, si celle-ci se révèle « insoutenable ». […] Lire la suite

18-22 mai 2017
Grèce – Union européenne. Persistance des blocages sur l’octroi d’aide à Athènes.

Le 18, le Parlement grec adopte de nouvelles mesures d’austérité en application de l’accord conclu à Malte en avril avec ses créanciers ‒ Banque centrale européenne (BCE), Mécanisme européen de stabilité et FMI ‒, qui impose une réduction supplémentaire des dépenses publiques entre 2019 et 2020 équivalente à 2 p. 100 du PIB du pays, en échange de l’octroi d’une nouvelle tranche du prêt de 86 milliards validé en août 2015. Ce versement doit permettre à Athènes d’honorer les échéances de prêts de la BCE. Parmi ces mesures figure une nouvelle réforme des retraites, la quatorzième depuis 2010. Depuis cette date, le montant moyen des pensions de retraite a baissé de 40 p. 100. […] Lire la suite

26 janvier 2017
Grèce – Turquie. Refus d’Athènes d’extrader des militaires turcs exilés.

La Cour suprême grecque rejette la demande d’extradition de huit militaires turcs déposée par Ankara, qui accuse ces derniers de trahison et de tentative d’assassinat du président turc Recep Tayyip Erdogan. Ceux-ci s’étaient réfugiés en Grèce au lendemain de la tentative de coup d’État de juillet 2016 à laquelle ils nient avoir participé. […] Lire la suite

2016

8-25 mai 2016
Union européenne – Grèce. Accord sur le versement d’une nouvelle tranche d’aide.

Le 8, le Parlement grec adopte les réformes du régime des retraites et de l’impôt sur le revenu, conformément aux engagements de l’accord sur le nouveau plan d’aide de 86 milliards d’euros à la Grèce conclu avec l’Eurogroupe en juillet 2015. Ces réformes représentent plus de 3 milliards d’euros d’économies budgétaires annuelles. Le 25, l’Eurogroupe annonce le déblocage d’une nouvelle tranche de prêt de 10,3 milliards d’euros. L’application du plan d’aide à la Grèce était à l’arrêt depuis le versement d’une première tranche de 23 milliards d’euros en août 2015. L’Eurogroupe s’engage également à négocier avant la fin de 2018 un nouvel allègement de la dette publique grecque – plus de 180 p. 100 du PIB –, après celui de mars 2012. Un accord de principe est trouvé sur la participation du FMI au troisième plan d’aide à Athènes en échange de la réduction de la dette grecque par les Européens qui en détiennent la plus grande partie au travers du Mécanisme européen de stabilité.  […] Lire la suite

4-27 avril 2016
Union européenne – Vatican – Turquie – Grèce. Début d’application de l’accord migratoire entre Bruxelles et Ankara et visite du pape François à Lesbos.

Le 4 débute le renvoi de migrants de la Grèce vers la Turquie, en application de l’accord conclu en mars entre l’Union européenne et Ankara. Depuis cette date, les camps de transit établis dans les îles grecques sont devenus des camps de rétention fermés et le nombre de migrants arrivant en Grèce a fortement diminué. Les personnes renvoyées sont des migrants arrivés depuis l’entrée en vigueur de l’accord, qui ont renoncé à leur droit de demander l’asile ou qui ont été déboutés de leur demande. En application de ce même accord, pour chaque migrant renvoyé, un Syrien présent en Turquie est accueilli dans l’Union. Le nombre d’échanges demeure toutefois limité au cours du mois, Ankara réclamant l’exécution des engagements pris par l’Union – aide de 6 milliards d’euros, reprise du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union et libéralisation de la délivrance de visas européens aux ressortissants turcs.  […] Lire la suite

2015

20-22 septembre 2015
Grèce. Victoire de Syriza aux élections législatives.

Le 20, Syriza, le parti du Premier ministre sortant Alexis Tsipras, remporte les élections législatives anticipées, justifiées par les divisions survenues au sein du parti à la suite de la conclusion en juillet d’un accord avec le « groupe de Bruxelles » sur un troisième plan d’aide à la Grèce. Avec 35,5 p. 100 des suffrages et 145 sièges sur 300, Syriza obtient un résultat proche de celui du scrutin de janvier. Nouvelle Démocratie de Vangelis Meïmarakis arrive en deuxième position avec 28,1 p. 100 des voix et 75 élus. Le parti Aube dorée (néonazi) de Nikolaos Michaloliakos conserve sa troisième place avec 7 p. 100 des suffrages et 18 élus. Le P.A.S.O.K. (social-démocrate) de Fofi Gennimata progresse légèrement avec 6,3 p. 100 des voix et 17 sièges, suivi du Parti communiste de Dimitris Koutsoumpas – 5,6 p. 100 des suffrages et 15 élus. Le parti To Potami (centre gauche) de Stavros Theodorakis est en recul avec 4,1 p. 100 des voix et 11 sièges, tout comme les Grecs indépendants (souverainistes, populistes) de Panos Kammenos, membres de la coalition sortante – 3,7 p. 100 des suffrages et 10 élus. L’Union des centristes (social-libéral) de Vassilis Leventis fait son entrée au Parlement avec 3,4 p. 100 des suffrages et 9 sièges. L’Union populaire, fondée par les dissidents de l’aile gauche de Syriza et dirigée par Panayotis Lafazanis, n’est pas représentée. Le taux de participation est de 56,6 p. 100.  […] Lire la suite

20-27 août 2015
Grèce. Démission du Premier ministre Alexis Tsipras.

Le 20, le Premier ministre Alexis Tsipras annonce sa démission ainsi que la tenue de nouvelles élections législatives, afin de « décider si l’accord [sur le plan d’aide] est valable pour sortir un jour des plans de rigueur » et de « savoir qui peut mener les réformes nécessaires ». Le refus de nombreux députés de Syriza d’approuver le troisième plan d’aide au pays, le 14, fragilise la majorité dont dispose le gouvernement au Parlement.  […] Lire la suite

3-19 août 2015
Union européenne – Grèce. Conclusion de l’accord technique sur le plan d’aide à la Grèce.

Le 3, à la suite de la conclusion en juillet d’un accord-cadre relatif au nouveau plan d’aide à la Grèce, la Bourse d’Athènes rouvre après cinq semaines de fermeture. Son principal indice perd plus de 16 p. 100 à l’issue de cette première séance et continue de se dégrader les jours suivants. Le 11, le gouvernement grec et le « groupe de Bruxelles » – Commission européenne, Banque centrale européenne (B.C.E.), Mécanisme européen de stabilité et F.M.I. – parviennent à un accord technique sur un troisième plan d’aide à Athènes d’un montant de 86 milliards d’euros, en échange de réformes visant à stabiliser le budget et les finances du pays, à soutenir la croissance et la compétitivité de l’économie et à mettre en place une « administration moderne ».  […] Lire la suite

5-30 juillet 2015
Union européenne – Grèce. Compromis européen sur un troisième plan d’aide à la Grèce.

Le 5, les électeurs grecs consultés par référendum repoussent par 61,3 p. 100 des suffrages le plan de réformes proposé en juin par le « groupe de Bruxelles » en contrepartie de la poursuite d’une aide internationale à Athènes. Le taux de participation est de 62,5 p. 100. Le chef de l’opposition Antonis Samaras, qui prônait le « oui » au référendum, annonce son départ de la présidence de Nouvelle Démocratie.  […] Lire la suite

4-30 juin 2015
Grèce – Union européenne. Rupture des négociations entre la Grèce et ses créanciers.

Le 4, la Grèce annonce le report à la fin du mois de l’ensemble des remboursements dus au F.M.I. en juin, soit 1,6 milliard d’euros. Athènes négocie toujours avec le « groupe de Bruxelles » – ex-« troïka » – le versement de la dernière tranche du plan d’aide international qui arrive à échéance le 30, en échange d’un programme de réformes. Le 19, la Banque centrale européenne (B.C.E.) décide de renforcer son programme de fourniture de liquidités aux banques grecques qui sont fragilisées par les sorties de capitaux.  […] Lire la suite

24-27 avril 2015
Grèce – Union européenne. Remaniement de l’équipe grecque de négociation avec le « groupe de Bruxelles ».

Le 24, l’Eurogroupe réuni à Riga (Lettonie) échoue une fois de plus à parvenir à un accord sur les réformes attendues de la part de la Grèce en contrepartie du versement de la dernière tranche du plan d’aide international, d’un montant de 7,2 milliards d’euros. Le ministre des Finances Yanis Varoufakis continue de faire l’objet de vives critiques de la part de ses homologues.  […] Lire la suite

9-27 mars 2015
Union européenne – Grèce. Reprise des négociations entre la Grèce et ses créanciers.

Le 9, les ministres des Finances de l’Eurogroupe imposent au gouvernement grec d’effectuer une revue des finances du pays et de discuter du coût de ses projets de réformes avec les « institutions » – ou « groupe de Bruxelles », appellation substituée à la demande d’Athènes à celle de « troïka » –, constituées des principaux bailleurs de fonds du pays : la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le F.M.I. La Grèce, qui dénonce la légitimité et les méthodes de ces experts, privilégiait la conclusion d’un accord politique préalable avec Bruxelles sur le versement de la dernière tranche d’aide financière de 7,2 milliards d’euros – Athènes doit rembourser quelque 6 milliards de prêts au cours du mois.  […] Lire la suite

18 février 2015
Grèce. Élection de Prokopis Pavlopoulos à la présidence.

Le Parlement élit l'ancien ministre membre de Nouvelle Démocratie (N.D.) Prokopis Pavlopoulos à la présidence de la République, par 233 voix sur 300. L'échec des trois précédents tours de scrutin, en décembre 2014, avait imposé la tenue d'élections législatives, organisées en janvier. Prokopis Pavlopoulos était soutenu par la gauche radicale de Syriza après que ses partenaires au sein du gouvernement, les Grecs indépendants, avaient annoncé qu'ils ne voteraient pas pour un candidat de gauche. Le candidat soutenu par To Potami (« La rivière », centre droit) et le P.A.S.O.K. (social-démocrate), Nikos Alivizatos, obtient 30 voix. Le président de la République a un rôle principalement honorifique. […] Lire la suite

2-24 février 2015
Union européenne – Grèce. Accord sur la prolongation du programme d'aide à la Grèce.

Le 2, le gouvernement grec arrivé au pouvoir en janvier propose à la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, F.M.I.) de restructurer la dette publique de son pays, et non plus de l'effacer comme le prévoyait son programme électoral. Le 4, la Banque centrale européenne (B.C.E.) annonce la suspension d'un de ses canaux de financement des banques grecques. En raison de la dénonciation par Athènes du programme d'austérité imposé par la troïka, la B.C.E n'acceptera plus les titres grecs proposés en garantie par les banques helléniques en échange de liquidités. […] Lire la suite

25-28 janvier 2015
Grèce. Victoire de Syriza aux élections législatives.

Le 25 se déroulent les élections législatives anticipées convoquées à la suite de l'échec du Parlement à élire un président de la République, en décembre 2014. La coalition de la gauche radicale Syriza dirigée par Alexis Tsipras remporte le scrutin avec 36,3 p. 100 des suffrages et 149 sièges sur 300. Syriza rejette la politique d'austérité imposée à Athènes par la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, F.M.I.), défend la renégociation de la dette publique – environ 320 milliards d'euros, soit 175 p. 100 du P.I.B. – et promet d'augmenter le niveau de vie des plus démunis. La Nouvelle Démocratie du Premier ministre sortant Antonis Samaras obtient 27,8 p. 100 des voix et 76 élus. Le parti néonazi Aube dorée de Nikos Michaloliakos arrive en troisième position avec 6,3 p. 100 des suffrages et 17 sièges, suivi du nouveau parti To Potami (« La rivière », centre gauche) de Stavros Theodorakis qui obtient 6,1 p. 100 des voix et 17 élus, du Parti communiste de Dimitris Koutsoumbas – 5,5 p. 100 des voix et 15 sièges –, des Grecs indépendants (souverainistes, populistes) de Panos Kammenos, en recul avec 4,8 p. 100 des voix et 13 élus, et du P.A.S.O.K. (social-démocrate) d'Evangelos Venizelos qui subit un grave revers avec 4,7 p. 100 des voix et 13 élus. Le taux de participation est de 63,9 p. 100. […] Lire la suite

2014

8-29 décembre 2014
Grèce. Convocation d'élections législatives anticipées.

Le 8, le Premier ministre conservateur Antonis Samaras décide d'avancer la date de l'élection présidentielle au 17. Si aucun candidat n'obtient la majorité requise au Parlement au terme de trois tours de scrutin, des élections législatives – pour lesquelles la gauche radicale de Syriza serait favorite – devront être convoquées. Cette décision intervient alors que les ministres des Finances de l'Union européenne ont accordé, le même jour, un délai de deux mois à Athènes pour trouver un accord avec la « troïka » – Commission européenne, Banque centrale, F.M.I. – sur le projet de budget pour 2015, avant d'envisager le versement de la dernière tranche d'aide et de délivrer le pays de sa tutelle financière.  […] Lire la suite

1er janvier 2014
Union européenne. Présidence de la Grèce et liberté de circulation pour les travailleurs roumains et bulgares.

Le 1er, la Grèce prend la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne pour un semestre. Le 1er également, les restrictions au libre accès au marché européen du travail des ressortissants roumains et bulgares, dont les États sont membres de l'Union depuis 2007, sont levées. Elles avaient été établies par l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la France, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.  […] Lire la suite

2013

18-29 septembre 2013
Grèce. Arrestation des dirigeants du parti néonazi Aube dorée.

Le 18, un militant du parti néonazi Aube dorée tue de plusieurs coups de couteau le rappeur antifasciste Pavlos Fyssas, dans la banlieue d'Athènes, à l'issue d'une altercation. Partisane d'actions violentes racistes et xénophobes, dont le nombre est en augmentation dans le pays, Aube dorée est représentée au Parlement depuis les élections législatives de juin 2012.  […] Lire la suite

11-21 juin 2013
Grèce. Fermeture de la Radio-Télévision publique grecque.

Le 11, le gouvernement d'Antonis Samaras fait couper les émetteurs de la Radio-Télévision grecque (E.R.T.). Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Information Simos Kedikoglou justifie cette décision en évoquant « un cas d'absence exceptionnel de transparence et des dépenses incroyables », ajoutant qu'« au moment où l'on impose au peuple grec des sacrifices, il n'est plus question d'épargner les vaches sacrées ». Il annonce la création d'une nouvelle structure audiovisuelle publique, plus réduite. Cette décision intervient alors que les négociations ont repris avec la « troïka » – Commission européenne, Banque centrale européenne et F.M.I. – sur les coupes dans les dépenses publiques. Des milliers de personnes se rassemblent aussitôt devant les locaux de l'E.R.T. à Athènes. Le P.A.S.O.K. et la Gauche démocratique, membres de la coalition gouvernementale, condamnent la fermeture de l'E.R.T., tandis que Syriza, l'opposition de gauche radicale, dénonce un « coup d'État ».  […] Lire la suite

19 février 2013
France – Grèce. Visite du président François Hollande en Grèce.

En visite à Athènes, le président François Hollande affirme que « la zone euro est sortie de la crise » et apporte sa « confiance » à la Grèce, confrontée depuis des années à « des choix douloureux » mais « nécessaires ». « Investir en Grèce est possible », ajoute-t-il. Le Premier ministre Antonis Samaras estime que cette visite, après celle de la chancelière Angela Merkel en octobre 2012, prouve que son pays n'est plus « le maillon faible de l'Europe ».  […] Lire la suite

2012

2-18 décembre 2012
Grèce. Amélioration de la situation financière de la Grèce.

Le 2, la chancelière allemande Angela Merkel évoque pour la première fois, dans un entretien au journal Bild am Sonntag, la possibilité d'effacer la dette grecque si Athènes « arrive un jour à s'en sortir avec ses recettes, sans contracter de nouvelles dettes », mais « pas avant 2014-2015 ». Du 3 au 7, à la demande de l'Eurogroupe et du F.M.I., l'État grec procède au rachat, au tiers de sa valeur, d'une partie de sa dette détenue par des investisseurs privés, pour une somme d'environ 10 milliards d'euros. La dette privée grecque représente 62 milliards d'euros sur un total de quelque 300 milliards.  […] Lire la suite

7-27 novembre 2012
Grèce – Union européenne. Délai supplémentaire accordé à Athènes pour la réduction du déficit budgétaire et de la dette.

Le 7, le Parlement grec adopte de justesse un nouveau plan d'austérité de 18 milliards d'euros d'ici à 2016, sur fond de grèves et de manifestations. Ce vote conditionne le versement de la prochaine tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros par les bailleurs de fonds du pays. Le 12, les ministres des Finances de la zone euro accordent à Athènes un délai supplémentaire de deux ans pour ramener son déficit budgétaire à 3 p. 100 de son P.I.B. – en 2016 plutôt qu'en 2014.  […] Lire la suite

6-27 septembre 2012
Union européenne. Feu vert pour le traité budgétaire et nouveaux plans d'austérité.

Le 6, le président de la Banque centrale européenne (B.C.E.) Mario Draghi détaille son plan de rachat de la dette publique des États en difficulté sur le marché, annoncé en août, afin de stopper la spéculation et l'envolée des taux d'intérêt dont sont victimes ces pays. Il ne fixe aucune limite à ces rachats, qu'il conditionne à l'appel des pays concernés aux fonds de soutien européens et à leur acceptation des réformes structurelles et des réductions des déficits publics exigés en contrepartie. Le président de la Bundesbank Jens Weidmann est le seul membre du conseil de la B.C.E. à voter contre ce plan.  […] Lire la suite

5-26 juillet 2012
Union européenne. Poursuite de la dégradation de la situation économique dans la zone euro.

Le 5, la Banque centrale européenne (B.C.E.) baisse d'un quart de point son taux directeur – qui descend à 0,75 p. 100, son plus bas niveau historique –, afin de faciliter l'accès au crédit des entreprises et des particuliers. Cette décision ne convainc pas les marchés financiers. Le 11, le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy annonce un plan d'austérité supplémentaire de 65 milliards d'euros en deux ans, lequel s'ajoute aux mesures annoncées en décembre 2011 ainsi qu'à celles que le gouvernement précédent avait prises, pour atteindre 125 milliards d'euros. Cette annonce provoquera, les jours suivants, de nombreuses et importantes manifestations de protestation dans tout le pays.  […] Lire la suite

17-20 juin 2012
Grèce. Nouvelles élections législatives remportées par Nouvelle Démocratie.

Le 17, les nouvelles élections législatives, convoquées à la suite du blocage politique issu du scrutin de mai, permettent de dégager une majorité. Nouvelle Démocratie (N.D., conservateur) présidée par Antonis Samaras, favorable à la poursuite de la politique d'austérité dictée par Bruxelles, progresse de plus de 10 points, avec 29,7 p. 100 des suffrages et 129 sièges sur 300. La gauche radicale de Syriza, dirigée par Alexis Tsipras, opposée à la politique d'austérité, progresse également de plus de 10 points, en obtenant 26,9 p. 100 des voix et 71 élus. Toutes les autres formations perdent des sièges, victimes du réflexe du « vote utile ». Le P.A.S.O.K. (socialiste) obtient 12,3 p. 100 des suffrages et 33 députés, les Grecs indépendants (nationalistes) 7,5 p. 100 des voix et 20 élus, les néo-nazis d'Aube dorée 6,9 p. 100 des suffrages et 18 sièges, la Gauche démocratique (Dimar) 6,3 p. 100 des voix et 17 élus, et les communistes du K.K.E. 4,5 p. 100 des suffrages et 12 députés. Le taux de participation est de 62,5 p. 100.  […] Lire la suite

6-17 mai 2012
Grèce. Blocage politique à l'issue des élections législatives.

Le 6, dans un contexte de crise économique et de contestation populaire, les résultats des élections législatives anticipées, convoquées en avril, illustrent le rejet de la politique de rigueur budgétaire défendue par Nouvelle Démocratie (N.D., conservateur) d'Antonis Samaras et par le P.A.S.O.K. (socialiste) d'Evangelos Venizelos, qui dirigent ensemble le pays depuis novembre 2011. Ces deux partis perdent la majorité au Parlement et aucune autre majorité ne se dégage du scrutin. N.D. remporte 18,9 p. 100 des suffrages et 108 sièges sur 300: elle enregistre son plus mauvais score depuis sa création en 1974. Avec 16,8 p. 100 des voix et 52 élus, la gauche radicale de Syriza, dirigée par Alexis Tsipras, opposée à la politique d'austérité, arrive en deuxième position, devant le P.A.S.O.K. Ce dernier enregistre le plus mauvais score de son histoire, avec 13,2 p. 100 des suffrages et seulement 41 députés. Les Grecs indépendants obtiennent 10,6 p. 100 des voix et 33 sièges. Cette nouvelle formation nationaliste a été créée par des élus conservateurs qui, en février, ont voté contre le deuxième mémorandum approuvant le plan de sauvetage européen auquel N.D. s'est finalement ralliée. Le Parti communiste K.K.E. obtient 8,5 p. 100 des suffrages et 26 élus. L'extrême droite néo-nazie, Aube dorée, fait son entrée au Parlement, avec 7 p. 100 des suffrages et 21 élus. Enfin, la Gauche démocratique (Dimar), issue de la formation Synaspismos, obtient 6,1 p. 100 des voix et 19 députés. Le taux de participation est de 65,1 p. 100.  […] Lire la suite

2-30 mars 2012
Union européenne. Mesures de sauvetage et montée du mécontentement social dans la zone euro.

Le 2, lors du Conseil européen réuni à Bruxelles, les chefs d'État et de gouvernement des pays membres – Royaume-Uni et République tchèque exceptés – signent le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (dit pacte budgétaire), qui renforce la discipline budgétaire en Europe. Le 9, la Grèce annonce la conclusion d'un accord avec ses créanciers privés sur la restructuration des 206 milliards d'euros de sa dette, qui aboutit à en effacer 105 milliards par le biais d'un échange d'obligations. L'accord permet le déblocage du second plan européen d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros, décidé en octobre 2011.  […] Lire la suite

7-21 février 2012
Grèce – Union européenne. Accord sur le plan européen d'aide à la Grèce.

Le 7, les syndicats grecs appellent à une journée de grève générale, la première de l'année, contre la politique d'austérité du gouvernement. Quelque vingt mille personnes défilent dans les rues d'Athènes et de Thessalonique. Le 9, les ministres des Finances de la zone euro laissent une semaine au gouvernement de Lucas Papademos pour adopter le nouveau train de mesures d'économies négocié avec la « troïka » des bailleurs de fonds de la Grèce – Commission européenne, Banque centrale européenne (B.C.E.) et F.M.I. – au sujet duquel la coalition au pouvoir à Athènes peine à trouver un accord.  […] Lire la suite

2011

4-11 novembre 2011
Grèce. Nomination de Lucas Papadémos au poste de Premier ministre.

Le 4, le Parlement grec vote la confiance au Premier ministre Georges Papandréou qui, la veille, s'est dit prêt à quitter le pouvoir et qui se prononce en faveur de la formation d'un « gouvernement de consensus ». Le 6, le P.A.S.O.K. de Georges Papandréou et Nouvelle Démocratie (N.D.), le principal parti d'opposition dirigé par Antonis Samaras, s'accordent sur la convocation d'élections législatives anticipées en février 2012. Antonis Samaras opère un revirement en acceptant l'application par le prochain gouvernement des mesures de rigueur imposées à son pays par les bailleurs de fonds.  […] Lire la suite

1er-28 novembre 2011
Union européenne. Accentuation de la pression des marchés sur la zone euro.

Le 1er, l'ancien gouverneur de la Banque d'Italie Mario Draghi prend ses fonctions de président de la Banque centrale européenne (B.C.E.). Il succède au Français Jean-Claude Trichet. Le 2, à la veille de l'ouverture du sommet du G20 à Cannes, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel rencontrent le Premier ministre grec Georges Papandréou. Ils le persuadent d'avancer la date du référendum prévu pour janvier 2012 et de faire porter celui-ci non pas sur les conditions du plan européen d'aide à la Grèce, mais sur la sortie de son pays de la zone euro.  […] Lire la suite

11-31 octobre 2011
Grèce – Union européenne. Adoption du second plan d'aide à la Grèce et annonce par Athènes d'un référendum.

Le 11, le parti ultralibéral Liberté et Solidarité, membre de la coalition de centre droit au pouvoir en Slovaquie, qui est hostile au renforcement du Fonds européen de stabilité financière (F.E.S.F.), bloque l'adoption par le Parlement slovaque d'un second plan européen de sauvetage de la Grèce. Le 11 également, le F.M.I., la Banque centrale européenne (B.C.E.) et la Commission européenne donnent leur accord au versement de la sixième tranche de l'aide financière à Athènes, d'un montant de 8 milliards d'euros, prévue par le premier plan de sauvetage du pays adopté en mai 2010.  […] Lire la suite

2-29 septembre 2011
Grèce – Union européenne. Poursuite de la dégradation financière et résistances à l'application du plan d'aide à la Grèce.

Le 2, les représentants de la « troïka » – Commission européenne, F.M.I. et Banque centrale européenne (B.C.E.) – écourtent leur mission à Athènes, constatant le retard pris par le gouvernement grec dans l'application des mesures préconisées en matière de privatisations, de salaires des fonctionnaires et de fiscalité. De son côté, le gouvernement de Georges Papandréou reconnaît que, en dépit des plans d'austérité, le déficit budgétaire pour 2011 sera supérieur aux 7,5 p. 100 prévus, du fait de l'ampleur de la récession. Ce sentiment d'impasse alimente la chute des places financières. […] Lire la suite

2-21 juillet 2011
Grèce – Union européenne. Annonce d'un second plan d'aide financière à la Grèce.

Le 2, les ministres des Finances des pays de la zone euro approuvent le versement de la cinquième tranche du prêt accordé à la Grèce en mai 2010, à la suite de l'adoption d'un nouveau plan de rigueur par le Parlement grec, en juin. Le F.M.I. fait de même le 8. Le 11, les membres de l'Eurogroupe réunis à Bruxelles ne parviennent à aucun accord sur les modalités d'un second plan d'aide à la Grèce. Ils n'excluent toutefois pas un défaut de paiement partiel d'Athènes sous la forme d'une restructuration de sa dette.  […] Lire la suite

3-29 juin 2011
Grèce. Adoption d'un nouveau plan de rigueur.

Le 3, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, évoque la possibilité qu'« un financement supplémentaire soit accordé à la Grèce en échange de conditions strictes », après que le Premier ministre grec Georges Papandréou lui a présenté de nouvelles mesures d'économies et un plan de privatisations. Les experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (B.C.E.) et du F.M.I. jugeaient trop lente l'application du plan d'ajustement adopté en mai 2010 en échange de l'octroi d'une aide financière de 110 milliards d'euros. […] Lire la suite

2010

14-15 mai 2010
Turquie – Grèce. Visite de Recep Tayyip Erdogan à Athènes.

Les 14 et 15, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, accompagné de dix ministres, effectue une visite à Athènes afin d'inaugurer « une nouvelle ère » dans les relations entre les deux pays, alors que la Grèce est en proie à une grave crise financière. Recep Tayyip Erdogan participe avec son homologue grec Georges Papandréou au premier conseil stratégique bilatéral au cours duquel sont évoqués notamment la réduction des dépenses militaires et le différend territorial concernant les îles grecques de la mer Égée.  […] Lire la suite

2-28 mai 2010
Grèce – Union européenne. Instauration d'un fonds d'assistance financière.

Le 2, les ministres des Finances de l'Eurogroupe, réunis à Bruxelles, décident d'activer le plan d'aide à la Grèce, qui se montera à 110 milliards d'euros – dont 80 milliards de prêts bilatéraux des États membres et 30 milliards d'assistance financière du F.M.I. En contrepartie, Athènes s'engage à mettre en œuvre un plan d'austérité draconien, sous la tutelle du F.M.I., de la Commission et de la Banque centrale européennes: réforme des retraites, hausse des impôts indirects, baisse des salaires des fonctionnaires. L'objectif de la Grèce est de réduire son déficit de 30 milliards d'euros en trois ans, pour le ramener à moins de 3 p. 100 du P.I.B. en 2014.  […] Lire la suite

9-28 avril 2010
Grèce – Union européenne. Aggravation de la crise financière grecque.

Le 9, alors que les conditions de refinancement de la dette grecque continuent de se dégrader, les États de la zone euro fixent le taux d'intérêt – environ 5 p. 100 – des prêts bilatéraux qu'ils se sont engagés à consentir à la Grèce en cas de besoin, parallèlement à l'aide du F.M.I., dans le cadre de l'accord conclu en mars. Le 11, les ministres des Finances de l'Eurogroupe s'entendent pour prêter 30 milliards d'euros à Athènes au cours de la première des trois années que compte le programme de prêt. Sur cette base, le F.M.I. pourrait apporter 10 à 15 milliards d'euros supplémentaires.  […] Lire la suite

3-29 mars 2010
Grèce – Union européenne. Débats autour du plan d'aide financière à la Grèce.

Le 3, le gouvernement grec annonce de nouvelles mesures d'austérité afin de redresser les finances publiques pour un montant de 4,8 milliards d'euros: augmentation de la T.V.A., suppression d'un mois de salaire pour les fonctionnaires, gel des retraites, taxes sur l'énergie et les produits de luxe. Cible d'attaques spéculatives, la Grèce a présenté en janvier un plan d'assainissement de ses finances publiques, qui sont très dégradées. Celui-ci a été approuvé en février par les instances européennes qui lui ont toutefois demandé un effort supplémentaire.  […] Lire la suite

3-25 février 2010
Grèce – Union européenne. Crise de la zone euro et plan d'aide à la Grèce.

Le 3, la Commission européenne approuve le programme de stabilité présenté par le gouvernement grec de Georges Papandréou en janvier, tout en décidant de placer la Grèce sous étroite surveillance budgétaire. Ce plan d'assainissement financier prévoit la réduction du montant du déficit budgétaire, de 12,7 p. 100 du P.I.B. en 2009 à moins de 3 p. 100 en 2012. La Grèce est le pays de la zone euro qui éprouve le plus de difficultés à sortir de la récession et celui dont la situation financière est la plus dégradée. Discrédité sur les marchés, le pays est la cible de manœuvres spéculatives. […] Lire la suite

2009

14-24 décembre 2009
Grèce. Adoption de mesures pour sauver le pays de la faillite.

Le 14, le Premier ministre Georges Papandréou – au pouvoir depuis octobre – annonce la mise en place d'un plan de sauvetage de l'économie du pays qui « sombre sous le poids de sa dette ». Celui-ci doit ramener le déficit public à 3 p. 100 du P.I.B. d'ici à 2013, alors qu'il est actuellement à 12,7 p. 100. Le chef du gouvernement souligne que ce plan, qui doit entrer en application en février 2010, sera « douloureux » et appelle les Grecs à « un pacte social » pour soutenir les réformes qu'il préconise, telles que la taxation à 90 p. 100 des bonus bancaires, le gel des salaires de base supérieurs à 2 000 euros pour les fonctionnaires et le gel des embauches dans le service public.  […] Lire la suite

4-6 octobre 2009
Grèce. Large victoire des socialistes aux élections législatives anticipées.

Le 4, le Premier ministre sortant Costas Caramanlis, leader de la Nouvelle Démocratie (N.D., centre droit), doit laisser la place aux socialistes. Le 2 septembre, il avait annoncé la tenue d'élections législatives anticipées, écourtant son mandat de deux ans, afin de pouvoir mener une politique d'austérité pour faire face à la crise économique. À l'issue du scrutin, le Mouvement socialiste panhellénique (P.A.S.O.K., gauche) de Georges Papandréou remporte la victoire avec 43,94 p. 100 des voix et 160 députés sur 300, ce qui lui donne la majorité absolue au Parlement, devant les conservateurs de la N.D., qui n'obtiennent que 33,49 p. 100 des voix et seulement 91 sièges. Costas Caramanlis annonce sa démission de la direction de la N.D. Les socialistes ont fait campagne sur le soutien aux bas revenus, sur le développement durable et la lutte contre la corruption.  […] Lire la suite

7 janvier 2009
Grèce. Remaniement ministériel.

Le 7, le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis opère d'importants changements au sein de son gouvernement. Ceux-ci interviennent après un mois d'émeutes urbaines déclenchées par la mort d'un adolescent tué par un policier à Athènes, et dans le contexte de la crise économique mondiale et d'un scandale politico-financier où est impliqué l'État. Neuf ministères sont touchés, dont ceux de l'Économie et des Finances, de l'Éducation et de la Culture. […] Lire la suite

2008

6-10 décembre 2008
Grèce. Émeutes urbaines.

Le 6, à Athènes, un policier tue par balle un adolescent de quinze ans, Alexandros Grigoropoulos, dans le quartier de l'Exarchia. Traditionnellement politisé, celui-ci est le foyer du mouvement de contestation qui agite depuis quelques années les lycéens et les étudiants mécontents des mauvaises conditions de l'enseignement et de la montée du chômage chez les jeunes. Ceux-ci en tiennent pour responsable le gouvernement conservateur de Costas Caramanlis.  […] Lire la suite

11-18 juin 2008
Irlande – Union européenne. Non-ratification par l'Irlande du traité de Lisbonne.

Le 11, le Parlement grec autorise par 250 voix contre 42 la ratification du traité de Lisbonne. Le Parlement estonien fait de même par 91 voix contre 1 ainsi que le Parlement finlandais, par 151 voix contre 27.Le 12, les électeurs irlandais rejettent à 53,4 p. 100 la modification de leur Constitution préalable à la ratification du traité de Lisbonne. Le taux de participation est de 53,1 p. 100. L'Irlande est le seul pays de l'Union européenne (U.E.) où l'amendement de la Constitution impose le passage par la voie référendaire. Comme le Premier ministre et chef du Fianna Fáil Brian Cowen, dont le gouvernement avait approuvé l'amendement, le Fine Gael, principal parti d'opposition, était favorable au oui. L'entrée en vigueur du traité, qui est subordonnée à la ratification du texte par tous les États membres de l'U.E., était prévue pour le 1 […] Lire la suite

2007

16 septembre 2007
Grèce. Victoire des conservateurs au pouvoir aux élections législatives.

La Nouvelle Démocratie du Premier ministre conservateur sortant Costas Caramanlis remporte les élections législatives anticipées avec 41,8 p. 100 des suffrages et une majorité absolue de 152 sièges sur 300 (— 13 par rapport au scrutin de mars 2004). Elle devance le P.A.S.O.K. du socialiste Georges Papandréou, qui obtient 38,1 p. 100 des voix et 102 députés (— 15). Les petites formations profitent du recul des grands partis. Le Parti communiste d'Aleka Papariga obtient 8,1 p. 100 des suffrages et 22 sièges (+ 10), et Syriza, la Coalition de la gauche radicale menée par Alekos Alavanos, 5 p. 100 des suffrages et 14 élus (+ 8). Avec les 3,8 p. 100 des voix et les 10 sièges de l'Alarme populaire orthodoxe de Georgios Karatzaferis, l'extrême droite fait son retour au Parlement. […] Lire la suite

25 août 2007
Grèce. Incendies meurtriers.

Le gouvernement décrète l'état d'urgence ainsi que trois jours de deuil national en raison de la propagation depuis la veille, dans le Péloponnèse et dans l'île d'Eubée, de violents incendies. Le bilan provisoire s'établit déjà à soixante-trois morts. Il s'agit du troisième – et du plus grave – épisode caniculaire, accompagné d'incendies, que subit le pays depuis le mois de juin. Athènes fait appel à l'aide des pays européens. L'opposition critique l'incurie du gouvernement, tandis que ce dernier dénonce l'origine criminelle des foyers. […] Lire la suite

2005

6-19 avril 2005
Italie – Grèce – Union européenne. Ratification par l'Italie et la Grèce du projet de traité constitutionnel.

Le 6, le Parlement italien adopte définitivement le projet de traité instituant une Constitution européenne. Forza Italia, la formation du président du Conseil Silvio Berlusconi, son alliée l'Alliance nationale ainsi que l'opposition de centre gauche, y étaient favorables. La Ligue du Nord, membre de la coalition au pouvoir, y était opposée.Le 19, le Parlement grec ratifie à son tour le projet de traité constitutionnel. La Nouvelle Démocratie, au pouvoir, ainsi que le P.A.S.O.K., dans l'opposition, le soutenaient. Le Parti communiste et la Coalition de gauche ont voté contre. […] Lire la suite

8 février 2005
Grèce. Élection de Carolos Papoulias à la présidence.

Le 8, le Parlement élit à une large majorité le socialiste Carolos Papoulias, candidat unique, au poste honorifique de président de la République, sur proposition du Premier ministre conservateur Costas Caramanlis. […] Lire la suite

2004

13-29 août 2004
Grèce. XXVes jeux Olympiques d'été à Athènes.

Du 13 au 29 se déroulent, à Athènes, sous haute surveillance, les XXVes jeux Olympiques d'été. Aucun incident majeur ne vient troubler le déroulement des épreuves. Les Jeux sont marqués par un renforcement des contrôles antidopage qui aboutissent à vingt et un tests positifs et trois disqualifications de champions olympiques d'athlétisme. Les États-Unis arrivent en tête avec trente-cinq médailles d'or et un total de cent trois, suivis de la Chine, de la Russie, de l'Australie, du Japon et de l'Allemagne. La France arrive en septième position avec onze médailles d'or et trente-trois au total. […] Lire la suite

7 mars 2004
Grèce. Nette victoire de l'opposition conservatrice aux élections législatives.

La Nouvelle Démocratie de Costas Caramanlis remporte les élections législatives et s'assure la majorité absolue au Parlement avec 45,4 p. 100 des suffrages et 165 élus sur 300 (+ 40 par rapport au scrutin d'avril 2000). Elle devance le P.A.S.O.K., au pouvoir depuis octobre 1993, qui obtient 40,5 p. 100 des voix et 117 élus (— 41). Le Parti communiste obtient 5,9 p. 100 des suffrages et 12 sièges (+ 1) et la Coalition de gauche 3,3 p. 100 et 6 élus (=). Pourtant fort de nombreux succès politiques et économiques, dont l'entrée de la Grèce dans l'Union économique et monétaire, le P.A.S.O.K. subit l'usure du pouvoir et paye le prix des scandales qui ont marqué sa présence au gouvernement. Le taux de participation s'élève à 76,5 p. 100. […] Lire la suite

2001

4-9 mai 2001
Vatican. Voyage du pape Jean-Paul II en Grèce, en Syrie et à Malte.

Les 4 et 5, Jean-Paul II effectue le premier voyage d'un pape en Grèce, où l'Église orthodoxe, qui a le statut d'Église d'État, rassemble 97 p. 100 de la population. Jean-Paul II demande pardon pour les torts causés par l'Église romaine à l'Église orthodoxe, torts que Mgr Christodoulos, archevêque d'Athènes et chef de l'Église grecque, rappelle dans son discours. Les deux hommes signent une déclaration commune sans précédent qui, notamment, condamne « tout recours à la violence, au prosélytisme, au fanatisme au nom de la religion ». […] Lire la suite

2000

9 avril 2000
Grèce. Victoire des socialistes aux élections législatives.

Le 9, le Parti socialiste du Premier ministre Costas Simitis remporte de justesse les élections législatives et conserve la majorité absolue au Parlement, avec 43,8 p. 100 des suffrages (+ 2,3 p. 100 par rapport au précédent scrutin de septembre 1996) et 158 sièges (— 4) sur 300. L'opposition conservatrice de la Nouvelle Démocratie, de Costas Caramanlis, progresse fortement, avec 42,8 p. 100 (+ 4,7 p. 100) et 125 élus (+ 17). Le Parti communiste obtient 5,5 p. 100 des suffrages et 11 députés (=) et la Coalition de gauche, 3,2 p. 100 des voix et 6 sièges (— 4). Le Mouvement social et démocratique, qui disposait de 9 élus, n'est plus représenté. Le taux de participation est de 78,3 p. 100. L'accroissement des scores des deux grands partis réduit d'autant ceux des petites formations. Le Parti socialiste affirme « avoir reçu le message » et admet la nécessité d'« appliquer les réformes sociales souhaitées par le corps électoral », après plusieurs années de rigueur destinées à permettre l'adhésion du pays à l'euro, qui est prévue pour le 1 […] Lire la suite

1996

22 septembre 1996
Grèce. Victoire des socialistes aux élections législatives.

Le Parti socialiste panhellénique (P.A.S.O.K.) au pouvoir remporte les élections législatives anticipées convoquées en août par le Premier ministre Costas Simitis. À l'issue d'une campagne axée sur la défense de la rigueur économique et d'une politique de fermeté vis-à-vis de la Turquie, le P.A.S.O.K. obtient 41,5 p. 100 des suffrages et 162 sièges (— 8 par rapport au scrutin d'octobre 1993) sur 300 au Parlement. La Nouvelle Démocratie (conservateur) de Miltiade Evert, qui préconisait l'adoption d'une politique de relance économique, recueille 38,1 p. 100 des voix et obtient 108 élus (— 3). Le Parti communiste (K.K.E.) devient la troisième formation représentée, avec 5,6 p. 100 des suffrages et 11 députtés (+ 2). Avec 5,1 p. 100 des voix et 10 élus, la Coalition de gauche et du progrès (autogestionnaire) fait son entrée au Parlement. Issu d'une scission récente du P.A.S.O.K., le Mouvement populaire démocratique (D.I.K.K.I., populiste) de Dimitris Tsovolas obtient 4,4 p. 100 des suffrages et 9 sièges. Le Printemps politique (nationaliste) d'Antonis Samaras n'est plus représenté. Élu Premier ministre en janvier par les parlementaires socialistes à la suite de la démission d'Andreas Papandréou, Costas Simitis, qui dirige le P.A.S.O.K. depuis la mort de son prédécesseur, en juin, voit ainsi son pouvoir confirmé par les urnes. […] Lire la suite

31 janvier 1996
Grèce – Turquie. Conflit territorial en mer Égée.

L'intervention du président américain Bill Clinton fait retomber la tension qui régnait en mer Égée depuis quelques jours en raison de la contestation par la Turquie de la souveraineté grecque sur l'îlot inhabité d'Imia, situé entre la péninsule turque de Bodrum et l'île grecque de Kalymnos. Athènes et Ankara acceptent de retirer leurs troupes déployées sur des îles voisines et de rappeler leurs navires de guerre qui croisaient au large de l'îlot contesté. L'affaire avait débuté en décembre 1995, lorsqu'un navire turc qui s'était échoué sur l'îlot avait refusé l'assistance d'un remorqueur grec, affirmant se trouver en territoire turc. […] Lire la suite

15-21 janvier 1996
Grèce. Remplacement du Premier ministre Andréas Papandréou par Costas Simitis.

Le 15, le Premier ministre socialiste Andréas Papandréou, hospitalisé depuis le 20 novembre 1995, annonce sa démission.Le 18, le groupe parlementaire socialiste – qui comprend 169 députés sur 300 à l'Assemblée – élit à la tête du gouvernement Costas Simitis, ancien ministre de l'Industrie et chef de file du courant rénovateur et européen du P.A.S.O.K. (Mouvement socialiste panhellénique). Il était opposé à Akis Tsohatzopoulos, Premier ministre par intérim et proche d'Andréas Papandréou. […] Lire la suite

1995

13 septembre 1995
Grèce – Macédoine. Normalisation des rapports.

Sous la pression des États-Unis, les représentants grec et macédonien concluent un accord au siège des Nations unies, à New York. Le différend était né en décembre 1991 lorsque la C.E.E. s'était proposé de reconnaître les États issus de l'ex-Yougoslavie. Athènes avait subordonné cette reconnaissance à l'abandon, par son voisin, du nom de Macédoine – considéré comme élément inaliénable de l'héritage hellénique –, de son drapeau frappé du « soleil de Vergina » – autre symbole antique –, ainsi que de certaines clauses de sa Constitution jugées « irrédentistes ». L'accord de New York prévoit la levée de l'embargo commercial grec sur la Macédoine, instauré en février 1994, dans un délai d'un mois, en échange de l'abandon par Skopje du drapeau contesté et de la suppression des clauses controversées de la Constitution macédonienne. La question concernant le nom du pays enregistré auprès de l'O.N.U., en avril 1993, sous l'appellation d'« ex-république yougoslave de Macédoine », doit être réglée ultérieurement. […] Lire la suite

8 mars 1995
Grèce. Élection de Costis Stéphanopoulos à la présidence.

Le Parlement élit Costis Stéphanopoulos à la présidence de la République, poste honorifique, en remplacement de Constantin Caramanlis qui occupait cette fonction depuis 1990. Candidat du Printemps politique, le parti nationaliste d'Antonis Samaras, Costis Stéphanopoulos a reçu l'appui des députés socialistes. Il était opposé à Athanase Tsaldaris, candidat conservateur de la Nouvelle Démocratie. […] Lire la suite

1994

7-9 septembre 1994
Grèce – Albanie. Condamnation de cinq membres de la minorité grecque d'Albanie.

Le 7, le tribunal de Tirana condamne à des peines allant de six à huit ans de prison cinq membres de l'organisation Omonia, qui représente la minorité grecque d'Albanie, pour « espionnage au profit de la Grèce ». Les condamnés avaient été arrêtés le 18 avril, après l'attaque meurtrière d'une caserne albanaise proche de la frontière par un « commando grec », selon Tirana. Qualifié de « provocation » à Athènes, le procès a ravivé les tensions entre les deux pays. Depuis l'ouverture de celui-ci, le 15 août, la Grèce a expulsé quelque 30 000 immigrés clandestins albanais travaillant sur son territoire. […] Lire la suite

10-19 avril 1994
Balkans. Tension entre la Grèce et l'Albanie et poursuite du différend gréco-macédonien.

Le 10, un commando armé attaque une base militaire située dans le sud de l'Albanie, près de la frontière grecque, causant la mort de deux soldats. Tirana met en cause l'action de « forces spéciales grecques », tandis qu'Athènes nie toute responsabilité. L'opération est revendiquée par un mouvement ultranationaliste grec, le Front de libération de l'Épire du Nord. Séparé de la Grèce lors de la création du royaume d'Albanie en 1913, le sud de l'Albanie, où vit une minorité grecque de 60 000 personnes selon Tirana, 400 000 selon Athènes, est revendiqué par les nationalistes grecs qui l'appellent l'Épire du Nord. La « question épirote » avait déjà été l'objet d'une crise entre Tirana et Athènes en juin 1993. Le 19, la crise rebondira à l'occasion de l'arrestation, en Albanie, de quinze membres de la minorité grecque. La tension retombera à la fin du mois, et les expulsions réciproques de diplomates seront suspendues dans l'attente d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères. […] Lire la suite

16 février 1994
Grèce – Macédoine. Blocus d'Athènes contre Skopje.

Athènes décide de fermer son consulat général à Skopje et d'interdire tout approvisionnement de l'ancienne république yougoslave de Macédoine à partir de son territoire. Cette dernière mesure est particulièrement préjudiciable pour la Macédoine, État enclavé dont les trois quarts des échanges transitent par le port grec de Thessalonique. Indépendante depuis septembre 1991, admise à l'O.N.U. en avril 1993, reconnue par six États européens en décembre de la même année, puis par les États-Unis en janvier 1994 et par la Russie en février, l'ancienne République yougoslave se voit reprocher par la Grèce d'usurper un nom et un drapeau appartenant à l'héritage hellénique et de disposer d'une Constitution d'inspiration « irrédentiste ». Les négociations entre les deux pays, engagées en avril 1993 sous l'égide de l'O.N.U., avaient été rompues par le Premier ministre socialiste grec Andréas Papandréou dès son retour au pouvoir, en octobre. Ce blocus, décrété par la Grèce alors que celle-ci préside l'Union européenne, est dénoncé par ses onze partenaires qui avaient déjà critiqué la décision d'Athènes de se dissocier de l'ultimatum adressé par l'O.T.A.N. aux Serbes de Bosnie le 9. […] Lire la suite

1993

10-25 octobre 1993
Grèce. Victoire socialiste aux élections législatives et formation d'un gouvernement par Andreas Papandréou.

Le 10, le Parti socialiste (P.A.S.O.K.) d'Andreas Papandréou, qui avait été écarté du pouvoir en avril 1990 après huit années de gouvernement, remporte les élections législatives anticipées. Avec 46,9 p. 100 des voix et cent soixante-dix sièges (+ 47) sur trois cents, le P.A.S.O.K. s'assure la majorité absolue. La Nouvelle Démocratie (N.D., conservatrice) du Premier ministre sortant Constantin Mitsotakis marque un net recul, avec 39,4 p. 100 des voix et cent onze élus (— 39). Formation dissidente de la N.D., le nouveau parti Printemps politique (nationaliste) de l'ancien ministre Antonis Samaras se place en troisième position sur l'échiquier politique en obtenant 4,9 p. 100 des voix et dix sièges, suivi de près par le Parti communiste grec, qui maintient ses positions avec 4,5 p. 100 des suffrages et neuf élus. La Coalition de la gauche, composée d'intellectuels, d'écologistes et de communistes rénovateurs, n'est pas représentée. […] Lire la suite

25 juin-8 juillet 1993
Grèce – Albanie. Crise au sujet de la question épirote.

Le 25, les autorités albanaises expulsent un prêtre orthodoxe grec accusé de se livrer à un activisme nationaliste dans le sud du pays peuplé d'une forte minorité grecque et que les nationalistes grecs appellent l'« Épire du Nord ». Après la nomination, en 1991, d'un exarque grec pour réorganiser l'Église orthodoxe anéantie par le régime communiste, Tirana avait refusé celle de trois métropolites, également grecs. […] Lire la suite

14 mai 1993
France – Grèce. Visite du président François Mitterrand à Athènes.

Le 14, au moment où la Grèce se trouve isolée en Europe en raison de ses positions favorables à la Serbie et de sa querelle avec Skopje à propos de l'héritage macédonien, le président François Mitterrand, en visite à Athènes, constate des « zones de convergence importantes » avec ses hôtes sur le dossier des Balkans, principal sujet de ses entretiens avec le président Constantin Caramanlis, le Premier ministre conservateur Constantin Mitsotakis et le chef de l'opposition socialiste Andreas Papandréou. […] Lire la suite

1990

28-30 décembre 1990
Grèce. Pas de grâce pour les colonels.

Le 28, le gouvernement conservateur de Constantin Mitsotakis (Nouvelle Démocratie) annonce la prochaine libération des chefs de la junte militaire responsables de la dictature de 1967 à 1974, dont l'ancien président Georges Papadopoulos, détenus dans une prison près d'Athènes. Cette nouvelle provoque un tollé général.Le 30, le gouvernement revient sur sa décision, afin, selon son porte-parole, de ne pas permettre à l'opposition d'exploiter politiquement une mesure purement « humanitaire ». […] Lire la suite

14-21 octobre 1990
Grèce. Victoire des conservateurs aux élections municipales.

Le 14, le premier tour des élections municipales est marqué par la victoire du candidat du parti au pouvoir, la Nouvelle Démocratie (conservateur), à la mairie d'Athènes. Antonis Tritsis l'emporte par 50,15 p. 100 des voix sur la candidate de la gauche unie, l'actrice Mélina Mercouri, ancien ministre socialiste de la Culture, qui recueille 45,94 p. 100 des suffrages. Ce succès conservateur est d'autant plus inattendu que la politique d'austérité appliquée depuis avril par le gouvernement de Constantin Mitsotakis aurait dû lui être électoralement défavorable. […] Lire la suite

8 avril-4 mai 1990
Grèce. Victoire de la droite aux élections législatives et présidentielle.

Le 8, pour la troisième fois en moins d'un an, les électeurs grecs sont appelés à désigner les trois cents membres du Parlement d'Athènes. Après deux scrutins n'ayant dégagé aucune majorité parlementaire, la Nouvelle Démocratie (N.D., conservateur) manque d'un siège la majorité absolue, avec cent cinquante élus (+ 2) et près de 47 p. 100 des voix (+ 0,75 p. 100). La gauche obtient 146 sièges dont 123 (— 5) pour les socialistes du P.A.S.O.K. (38,61 p. 100 des voix ; — 2,07 p. 100) et 19 (— 2) pour la Coalition de la gauche et du progrès formée autour des communistes (10,23 p. 100 des voix ; — 0,74 p. 100). Un petit parti de centre droit, le D.I.A.N.A., obtient un député. Avec le soutien de ce député, Constantin Mitsotakis, soixante-douze ans, se déclare prêt à former un gouvernement basé sur le « dialogue » et le « consensus », tandis que la Bourse d'Athènes salue la victoire de la droite par un bond de quatorze points. […] Lire la suite

1989

5-21 novembre 1989
Grèce. Persistance de la crise politique malgré les élections législatives.

Le 5, les électeurs grecs sont appelés à renouveler les trois cents sièges du Parlement. Ces élections sont rendues nécessaires par la démission, le 7 octobre, du gouvernement de transition formé en juillet par la Nouvelle Démocratie (conservateurs) et la Coalition de la gauche et du progrès, dont les communistes sont la principale composante. Elles interviennent après trois mois de « catharsis » au cours desquels le cabinet sortant a tenté de faire la lumière sur les scandales ayant agité la vie politique hellène depuis deux ans, en particulier sur l'affaire Koskotas, un détournement de plus de 200 millions de dollars de la Banque de Crète dans lequel seraient impliqués plusieurs membres de l'état-major du Parti socialiste (P.A.S.O.K.), y compris l'ancien Premier ministre Andréas Papandréou. Les résultats ne clarifient pas la situation : la Nouvelle Démocratie, avec 46,28 p. 100 des voix (+ 2,03 p. 100), reste la première formation politique du pays et obtient 148 sièges (+ 3), soit trois de moins que la majorité absolue. Le P.A.S.O.K. parvient à regagner des voix (40,70 p. 100, + 1,55 p. 100) et des sièges (128, + 3), tandis que la Coalition de la gauche et du progrès paie son alliance avec les conservateurs en perdant 2,25 p. 100 des voix (10,87 p. 100) et 7 sièges (21). […] Lire la suite

20-28 septembre 1989
Grèce. Andréas Papandréou déféré devant une cour spéciale et assassinat d'un député conservateur.

Le 20, le Parlement grec décide de traduire l'ancien Premier ministre socialiste Andréas Papandréou devant une cour spéciale pour avoir été l'« instigateur moral » d'écoutes téléphoniques illégales contre ses adversaires politiques. La procédure, longue et complexe, ne devrait pas intervenir avant les élections législatives, prévues pour novembre.Le 26, le député conservateur Pavlos Bakoyannis est assassiné, en plein centre d'Athènes. Porte-parole de la Nouvelle Démocratie et gendre de son président, Constantin Mitsotakis, la victime, aurait eu, selon l'organisation terroriste 17-Novembre qui revendique immédiatement cet attentat, des liens privilégiés avec l'escroc Georges Koskotas, qui se trouve au centre d'un important scandale politico-financier et est emprisonné aux États-Unis. […] Lire la suite

1er-2 juillet 1989
Grèce. Formation d'un gouvernement minoritaire de droite soutenu par les communistes.

Le 1er, Harilaos Florakis, secrétaire général du Parti communiste grec et président du Rassemblement de la gauche et du progrès, troisième force politique du pays, annonce son soutien au cabinet proposé par Tzannis Tzannetakis, numéro deux de la Nouvelle Démocratie (conservateur), avant que de nouvelles élections soient organisées au début de novembre. Cette alliance insolite met fin à la crise provoquée par la défaite des socialistes aux élections législatives du 18 juin qui n'ont permis de dégager aucune majorité stable. […] Lire la suite

18 juin 1989
Grèce. Élections législatives.

Les électeurs grecs sont appelés à renouveler le Parlement. Intervenant après huit ans de pouvoir ininterrompu du Mouvement socialiste panhellénique (P.A.S.O.K.), et alimenté par le scandale Koskotas ainsi que par le divorce, prononcé le 9, du Premier ministre socialiste Andréas Papandréou, la campagne pour les élections législatives éclipse celle des élections européennes qui se déroulent le même jour. La Nouvelle Démocratie (conservateur), mené par Constantin Mitsotakis, obtient 44,25 p. 100 des voix (+ 3,4 p. 100) et cent quarante-cinq sièges (+ 19), devançant ainsi le P.A.S.O.K., qui, avec 39,15 p. 100 des voix (— 6,7 p. 100), recueille cent-vingt-cinq sièges (— 36). Le Rassemblement de la gauche et du progrès, qui regroupe les communistes et la gauche non socialiste, obtient pour sa part 13,12 p. 100 des voix et vingt-huit sièges. Aucun des deux grands partis ne disposant de la majorité absolue, les tentatives engagées les jours suivants pour former un nouveau gouvernement se révèlent toutes infructueuses. […] Lire la suite

6-19 mars 1989
Grèce. Le gouvernement socialiste discrédité par le scandale Koskotas.

Le 6, l'hebdomadaire américain Time publie une interview du banquier grec Georges Koskotas, emprisonné aux États-Unis pour détournement de fonds, et qui se trouve au centre du scandale politico-financier qui éclabousse, depuis novembre 1988, le gouvernement socialiste d'Andréas Papandréou. Dans l'entretien, le banquier déclare avoir versé 3 milliards de drachmes (120 millions de francs) à ce dernier, et 500 millions de drachmes au ministre de la présidence du Conseil, Agamemnon Koutsoyorgas, numéro deux du gouvernement. […] Lire la suite

1988

2-24 novembre 1988
Grèce. Scandale politico-financier

Le 2, le magistrat instructeur du dossier concernant l'homme d'affaires Georges Koskotas, poursuivi pour « faux, usage de faux » et détournement de fonds de la Banque de Crète, dont il est P.-D.G., lui donne onze jours pour mettre au point sa défense. Parti de rien en 1979, ce propriétaire du groupe de presse ultramoderne Grammi et de l'équipe de football Olympiakos, un des deux grands clubs de la capitale, est accusé d'avoir détourné 30 milliards de drachmes (1,5 milliard de francs), dont une partie aurait été versée à des personnalités proches du pouvoir. […] Lire la suite

11-20 juillet 1988
Grèce. Attaque terroriste contre les passagers du « City-of-Poros »

Le 11, un commando armé qui se trouve à bord du City-of-Poros, un navire grec de croisière, attaque les passagers au large de l'île d'Égine, non loin d'Athènes. Tirant des rafales de mitraillettes, puis lançant des grenades, les terroristes tuent neuf personnes et en blessent quatre-vingts autres. L'évacuation du bateau, ravagé par un incendie causé par l'explosion des grenades, se déroule dans la plus grande des confusions, laissant planer le doute sur le sort des membres du commando. […] Lire la suite

13-16 juin 1988
Turquie – Grèce. Visite du Premier ministre Turgut Özal à Athènes

Le 13, Turgut Özal, Premier ministre turc, arrive à Athènes pour une visite officielle de trois jours en Grèce, la première d'un chef de gouvernement turc depuis 1952. Après la rencontre avec Andréas Papandréou, à Davos (Suisse) en janvier, cette visite constitue un net progrès dans les relations entre deux pays qui s'opposent sur plusieurs dossiers, en particulier la partition de Chypre et la délimitation des eaux territoriales et de l'espace aérien en mer Égée. […] Lire la suite

24-26 février 1988
Yougoslavie. Réunion des ministres des Affaires étrangères des pays des Balkans à Belgrade

Du 24 au 26, les ministres des Affaires étrangères d'Albanie, de Bulgarie, de Grèce, de Roumanie, de Turquie et de Yougoslavie se réunissent à Belgrade (Yougoslavie). Cette réunion, résultat d'une année de négociations, et dont l'initiative revient à la Yougoslavie, est la première de ce type. Ces pays tentent ainsi de jeter les bases d'une éventuelle coopération régionale. Sans résultat concret, cette rencontre est toutefois le lieu de nombreux entretiens bilatéraux et la publication d'un communiqué commun final marque le premier pas sur la voie d'une détente. […] Lire la suite

30-31 janvier 1988
Grèce – Turquie. Rencontre des Premiers ministres grec et turc en Suisse

Les 30 et 31, en marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse) auquel ils participent, Andréas Papandréou et Turgut Ozal s'entretiennent pendant près de cinq heures. Cette première rencontre des Premiers ministres grec et turc depuis 1978 témoigne d'une volonté commune de dégel. Dans un communiqué, les deux hommes se félicitent de l'atmosphère de « compréhension et de bonne volonté » des entretiens, annoncent la création de deux commissions communes, d'une liaison téléphonique directe entre eux, et leur intention de se rencontrer désormais au moins une fois par an. […] Lire la suite

1987

20-31 juillet 1987
Grèce. Vague de chaleur meurtrière

À partir du 20, une canicule s'abat sur plusieurs pays méditerranéens : Turquie, Israël, Bulgarie, Yougoslavie, Italie du Sud et Algérie. Pourtant, c'est en Grèce que la situation est la plus alarmante : avec 45 °C dans la journée, guère au-dessous de 30 °C la nuit, les personnes âgées, les nourrissons et les cardiaques sont en danger, surtout à Athènes. […] Lire la suite

1986

12-30 octobre 1986
Grèce. Défaite des socialistes aux élections municipales

Les 12 et 19 ont lieu les deux tours des élections municipales. La tendance perceptible dès le premier tour s'amplifie au second : l'opposition conservatrice de la Nouvelle Démocratie (N.D.) l'emporte, dans les grandes villes, sur les candidats du Parti socialiste (P.A.S.O.K.) au pouvoir. Athènes, où les néo-démocrates obtiennent 54,9 p. 100 des voix, Salonique et même Le Pirée, traditionnel bastion socialiste, consacrent la victoire de la droite. […] Lire la suite

12-14 mai 1986
Grèce – France. Visite officielle du président Christos Sartzetakis à Paris

Le 12, Christos Sartzetakis, président de la République grecque, arrive à Paris pour une visite officielle de trois jours. Il est reçu dans la journée à l'Élysée, où François Mitterrand évoque avec lui la construction européenne et les problèmes méditerranéens, en particulier les rapports entre la Grèce et la Turquie. Entre le président français et Christos Sartzetakis, allié des socialistes grecs, le terrain d'entente est facile à trouver. […] Lire la suite

1985

11-21 octobre 1985
Grèce. Adoption de mesures d'austérité

Le 11, la drachme est dévaluée de 15 p. 100 et des mesures sont prises pour stabiliser l'économie : limitation des importations, réduction de l'accroissement des dépenses publiques, augmentation des impôts pour les entreprises et les professions libérales, et surtout réforme de l'échelle mobile des salaires, qui ne seront plus indexés sur les prix. L'adoption de ce programme d'austérité constitue pour le gouvernement socialiste d'Andréas Papandréou un changement d'orientation complet, qui contraste avec la politique menée depuis quatre ans. […] Lire la suite

2 juin 1985
Grèce. Victoire des socialistes aux élections législatives

Les électeurs grecs sont appelés à renouveler leurs députés. La participation au scrutin est de près de 80 p. 100. Le Parti socialiste (P.A.S.O.K.) du chef du gouvernement sortant, Andréas Papandréou, en recueillant près de 46 p. 100 des suffrages et 161 sièges en 172 sièges en 1981), (contre 48,06 p. 100 et 172 sièges en 1981), reste la première force politique du pays, devant la Nouvelle Démocratie de Constantin Mitsotakis, qui obtient 40,8 p. 100 des voix et 125 sièges (contre 35,86 p. 100 et 115 sièges en 1981). Le Parti communiste prosoviétique obtient 13 sièges. Malgré la légère érosion du P.A.S.O.K., due sans doute aux mauvais résultats de la politique économique, concernant le chômage et l'inflation notamment, il s'agit d'une grande victoire pour Andréas Papandréou, qui avait provoqué ces élections anticipées. […] Lire la suite

9-29 mars 1985
Grèce. Élection de Christos Sartzetakis à la présidence de la République

Le 9, le Mouvement socialiste panhellénique (P.A.S.O.K.) annonce qu'il ne soutiendra pas la candidature de Constantin Caramanlis (Nouvelle Démocratie, droite) au renouvellement de son mandat de cinq ans à la présidence de la République, mandat qui expire le 15 mai. Il propose d'autre part la révision de la Constitution afin de limiter considérablement les prérogatives du chef de l'État. Comme candidat, le P.A.S.O.K. désigne Christos Sartzetakis, l'ancien juge d'instruction de l'enquête sur l'assassinat, le 22 mai 1963, du député de gauche Lambrakis, une affaire rendue célèbre par Z, le film de Costa-Gavras. Beaucoup voient dans ce coup de théâtre – la réélection du président sortant semblait assurée – la volonté d'Andréas Papandréou, Premier ministre et président du P.A.S.O.K., de « socialiser » le dernier rouage de l'État encore aux mains de l'opposition. […] Lire la suite

1983

15 juillet 1983
Grèce – États-Unis. Signature de l'accord sur le maintien des bases américaines en Grèce

La Grèce et les États-Unis signent, au terme de neuf mois de négociations, un accord sur l'avenir des bases américaines en Grèce. Celles-ci, au nombre de quatre, sont laissées à la disposition des États-Unis jusqu'au 1er janvier 1989, date à laquelle leur évacuation devra commencer.Les termes de cet accord donnent satisfaction aux deux parties, Andréas Papandréou tenant ainsi une de ses promesses électorales, et Washington continuant de disposer d'installations jugées indispensables à la défense du Sud-Est européen. […] Lire la suite

21-24 février 1983
U.R.S.S. – Grèce. Visite du chef du gouvernement soviétique à Athènes

Du 21 au 24, Nicolas Tikhonov, chef du gouvernement soviétique, séjourne à Athènes où il s'entretient avec les dirigeants grecs. La signature, le 22, d'un accord-cadre de coopération décennal, ainsi que la durée et le climat des rencontres avec Andréas Papandréou confirment la volonté de ce dernier de se rapprocher de Moscou et d'afficher une certaine indépendance au sein du bloc occidental et communautaire. […] Lire la suite

9-19 janvier 1983
Grèce. Dévaluation et difficultés économiques

Le 9, le gouvernement grec (socialiste) annonce la dévaluation de 15,5 p. 100 de la drachme, afin de rendre l'économie plus compétitive et de lui redonner un nouveau souffle. L'inflation a en effet tourné en 1982 autour de 20 p. 100 et la monnaie nationale a perdu plus de 18 p. 100 par rapport au dollar dans la même période.Le 10, la Commission européenne regrette, dans un communiqué, l'absence de consultation préalable à la décision de dévaluer. […] Lire la suite

1982

17-24 octobre 1982
Grèce. Élections municipales

Les 17 et 24, se déroulent les deux tours des élections municipales. Un an après sa victoire aux élections législatives, ce scrutin permet de tester l'implantation locale du Pasok (parti socialiste panhellénique). S'il se retrouve majoritaire dans près de 80 p. 100 des municipalités, il perd pourtant en pourcentage des suffrages exprimés : 38 p. 100 au lieu de 48 p. 100 en 1981. La Nouvelle Démocratie (opposition) progresse de 4 à 5 p. 100, tandis que le Parti communiste gagne près de 6 p. 100 des voix. […] Lire la suite

1er-6 septembre 1982
France – Grèce. Visite du président François Mitterrand à Athènes

Les 1er et 2, François Mitterrand effectue à Athènes une visite officielle qui consacre les bonnes relations existant entre les deux pays. Il est reçu par Constantin Caramanlis, président de la République, et par Andréas Papandréou, chef du gouvernement socialiste.Du 2 au 6, François Mitterrand poursuit sa visite par un séjour privé dans le nord du pays. […] Lire la suite

27 février-1er mars 1982
Grèce – Chypre. Visite du Premier ministre Andréas Papandréou à Chypre

Le 27 février, Andréas Papandréou se rend à Chypre pour une visite officielle de trois jours. C'est la première fois, depuis l'indépendance de l'île en 1960, qu'un chef de gouvernement grec se rend à Nicosie. Accueilli avec enthousiasme par la communauté grecque, Andréas Papandréou dénonce fermement l'invasion et l'occupation turques dans l'île et appelle les alliés de la Grèce à contenir l'« expansionnisme » d'Ankara. […] Lire la suite

1981

18-22 octobre 1981
Grèce. Victoire socialiste aux élections et nouveau gouvernement

Le 18, ont lieu les élections législatives renouvelant les trois cents membres du Parlement grec. Le Parti socialiste panhellénique (Pasok) d'Andréas Papandréou remporte une nette victoire : avec 48,06 p. 100 des voix, il dispose à lui seul de la majorité (172 sièges sur 300, contre 92 dans la précédente Assemblée). Nouvelle Démocratie (N.D.), majorité sortante, n'obtient que 115 sièges avec 35,86 p. 100 des voix. Les 13 sièges restants vont au Parti communiste « de l'extérieur » (prosoviétique), qui obtient 10,92 p. 100 des voix. Le mode de scrutin élimine les petites formations, dont l'Union démocratique du centre, qui avait obtenu 15 sièges en 1977. L'annonce de la victoire du Pasok provoque des scènes de joie dans les rues d'Athènes et suscite de nombreuses réactions à l'étranger. Alors qu'à Paris elle est saluée par plusieurs membres du Parti socialiste, à Washington, on s'inquiète de l'éventuelle remise en cause de l'appartenance de la Grèce à l'O.T.A.N. […] Lire la suite

6-12 février 1981
Grèce. Mort et obsèques de la reine Frédérika

Le 6, la reine Frédérika, mère de l'ex-roi Constantin de Grèce et de la reine Sophie d'Espagne, meurt à Madrid d'un infarctus du myocarde à la suite d'une intervention chirurgicale à l'œil.Le 12, l'inhumation a lieu dans le cimetière royal de Tatoï, près d'Athènes, en présence de l'ex-roi Constantin, qui reçoit, à cette occasion, l'autorisation exceptionnelle de fouler le sol grec pour quelques heures. […] Lire la suite

— Universalis