La xérographie s'inscrit dans la famille des procédés électrophotographiques qui permettent de produire des images en exploitant les interactions de la lumière avec l'électricité.
Les premières expérimentations suivent la mise au point du daguerréotype, mais les performances du procédé restent encore limitées. Ce n'est qu'un siècle plus tard, en 1938, que le physicien américain Chester F. Carlson (1906-1968) obtient les premiers résultats significatifs. Il dépose un premier brevet en 1942 et poursuit ses recherches, à partir de 1947, avec le soutien d'une fabrique de papier photographique installée à Rochester, la compagnie Haloid. La présentation officielle du procédé a lieu en 1948 (conférence annuelle de l'Optical Society of America) et le terme de xérographie (du grec xeros, sec, et graphein, écrire) est retenu. Un an plus tard, les premiers équipements sont commercialisés (Haloid Xerox Copier model A). En 1955, Haloid change de nom pour devenir Haloid-Xerox, puis Xerox Corporation à partir de 1961.
Depuis le début des années 1960, la copie électrostatique s'est imposée comme un procédé standard de reproduction. Appliquée initialement à la reproduction des documents textuels, elle est aujourd'hui utilisée pour la production d'images. L'introduction de la P.A.O. (publication assistée par ordinateur), dans le milieu des années 1980, a provoqué l'apparition d'une nouvelle génération d'équipements. L'évolution de l'électrophotographie vers la couleur utilise le mode soustractif et met en œuvre quatre pigments (jaune, magenta, cyan et noir).
Le principe fondateur de l'électrocopie reste globalement inchangé depuis sa création : un capteur, qui joue le rôle de photorécepteur, est chargé à l'aide d'un dispositif électrostatique ; il est ensuite insolé avec une source à haute énergie (laser, diodes) qui décharge toutes les zones de l'image correspondant aux parties les plus claires de l'original. L'image latente, ainsi formée, est « révélée » par fixation électrostatique de particules pigmentaires puis transférée sur un papier récepteur. Après impression, l'image est stabilisée par un traitement thermique.
Jean-Paul GANDOLFO
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