Dire des bandes et des installations vidéo de Thierry Kuntzel que leur thème fondamental est celui du temps relèverait du simple truisme s'il ne s'agissait d'une forme de temporalité essentielle dans l'existence de tout être humain : celle de la finitude. Par la lumière du soleil qui se projette sur les murs d'une pièce, par des plans fixes et comme inaltérables, par des images fortement ralenties ou accélérées, la vision du spectateur est sollicitée de telle sorte qu'elle n'est plus un simple réceptacle du passage du temps mais participant, bien au contraire, de la finitude des objets et des êtres montrés. Ses vidéos empruntent également à l'esthétique cinématographique et photographique, ainsi qu'à la littérature.
Thierry Kuntzel, né à Bergerac, a d'abord écrit des textes théoriques et critiques sur le cinéma pour diverses revues dans les années 1970 ; puis il rédige de courts textes sur son propre travail, qui débute véritablement en 1979. Ses installations et ses bandes vidéo font également intervenir une certaine littérarité non seulement parce qu'elles s'inspirent parfois d'un texte (La Vue de Raymond Roussel dans Buena Vista, 1980) ou du personnage […]
