Fondée en 1539, devenue capitale de l'audience de Charcas (au sein de la vice-royauté du Haut-Pérou) en 1561, puis de la Bolivie indépendante en 1825, Sucre ne prend son nom actuel – en hommage au libérateur national Antonio José de Sucre – qu'en 1839, après s'être appelée Chuquisaca, Charcas et La Plata. Bien que le gouvernement se soit installé à La Paz à la fin du xixe siècle, Sucre conserve le statut de capitale constitutionnelle, et continue à accueillir la Cour suprême. Elle dispose d'universités de prestige (dont l'une des plus anciennes d'Amérique latine, fondée en 1624 par les Jésuites) et d'un magnifique centre colonial, aux nombreux édifices historiques (la Casa de la libertad, où fut signé l'acte d'indépendance de la Bolivie) et religieux (cathédrale, églises, monastères, couvents). Les belles maisons blanches des ruelles tracées au cordeau à l'époque hispanique hébergent la bourgeoisie locale, au détriment des populations plus pauvres qui avaient investi ces demeures laissées à l'abandon, avant qu'elles ne soient réhabilitées grâce au classement de Sucre comme patrimoine mondial de l'humanité par l'U.N.E.S.C.O. (1991).
Capitale du départeme […]
