Loi promulguée en 1765 par le roi George III d'Angleterre et imposant un droit de timbre sur les actes légaux, les annonces publicitaires et la presse dans les colonies américaines. Le Stamp Act devait permettre par les ressources ainsi levées, de payer les dépenses entraînées par la défense des colonies au lendemain de la victorieuse guerre de Sept Ans (1756-1763). En Amérique (où un Congrès des représentants de neuf colonies rédige un manifeste) comme au Parlement de Londres (où William Pitt prend la tête de l'opposition), les protestations se multiplient, et l'on invoque le droit des citoyens à ne pas se soumettre à un impôt que leurs députés n'auraient pas expressément approuvé. En 1766, Pitt obtient l'abolition du droit du timbre, mais ne peut empêcher le vote préalable d'un Declaratory Act proclamant le droit de la métropole de légiférer, même pour les colonies américaines, sans que soient exceptées les matières fiscales. La controverse est la première d'une série qui mènera rapidement les colons américains à la révolte.
Roland MARX
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