Ami de Saint Louis, familier de sa cour, le franciscain flamand Guillaume de Rubrouck avait accompagné le roi en Terre sainte. Le 7 mai 1253, il part de Constantinople comme ambassadeur du roi de France auprès du grand khān de Mongolie. Rubrouck bénéficie de l'expérience des voyageurs qui l'ont précédé, notamment Jean du Plan Carpin, André de Longjumeau, lui aussi envoyé de Saint Louis auprès de la régente Ogul-Qaimis. Depuis 1241, les raids mongols vers l'ouest ont cessé, le danger pour l'Occident semble écarté ; au contraire, les Mongols pourraient être des alliés contre l'Islam et ils sont apparus également tolérants en matière religieuse, donc accessibles à la conversion. Comme Plan Carpin, Rubrouck séjourne auprès de Batu, petit-fils de Gengis khān, et de son fils Sartaq, établis sur les deux rives de la Volga ; en décembre, il arrive à la cour de Mongku khān, où il restera six mois. Il est de nouveau à Saint-Jean-d'Acre le 10 juin 1255, d'où il écrit au roi pour lui faire un rapport détaillé sur son voyage et sa mission. Sur le plan diplomatique comme sur le plan missionnaire, celle-ci a échoué. Mais cette lettre, publiée sous le titre Itinerarium ad partes orientales< […]
