Terme désignant, à l'origine, une partie de la côte méditerranéenne du Maroc autour d'Al-Hoceima ainsi que l'arrière-pays montagneux et, aujourd'hui, le massif s'étendant en arc de cercle de Tanger, à l'ouest, à Melilla, à l'est : le Rif couvre environ 30 000 kilomètres carrés.
La montagne, peu élevée, dépasse rarement 1 500 mètres (sauf dans la dorsale centrale : djebel Tidirhine, 2 452 m), mais elle est très accidentée, coupée de vallées profondes ; elle est relativement humide et, en partie, couverte de forêts (chênes verts, chênes-lièges, cèdres) ou de maquis. Il en résulte de grandes difficultés de communication, aggravées par l'existence pendant la période coloniale d'une zone française et d'une zone espagnole.
La montagne rifaine, quoique difficile à mettre en valeur, est densément occupée par des populations sédentaires, d'origine berbère pour la plupart, installées depuis très longtemps. Polyculteurs et arboriculteurs travaillent avec soin des champs exigus, utilisant l'eau des sources ou des torrents pour l'irrigation. Les cultures sont très variées. Dans le haut Rif central, plusieurs tribus continuent de cultiver le chanvre indien (kif). L'élevage n'est q […]
