En mars 1857, un siècle après la bataille de Plassey qui avait ouvert à l'Angleterre la voie de la colonisation en Inde, la révolte des cipayes – les soldats indigènes servant dans l'armée britannique – éclate, lorsque la garnison de Meerut se soulève contre les officiers anglais qui imposent aux troupes de multiples brimades. Très vite, la rébellion s'étend et gagne les casernes de nombreuses villes dont Delhi, puis une partie de la population indienne de la vallée du Gange soutenue par des princes locaux. Pour la première fois, le Royaume-Uni voit ainsi contestée la domination sans partage qu'il exerce sur le fleuron de ses colonies. Bien que réprimée de manière particulièrement violente, la révolte n'est définitivement vaincue qu'en 1859. Elle bouleverse durablement la politique britannique dans l'Empire des Indes : l'East India Company, qui gérait la colonie depuis la fin du xviiie siècle, est supprimée en 1858 et le pays est désormais administré directement par la Couronne britannique qui y nomme un vice-roi, tandis que les princes locaux recouvrent une partie de leur prestige.
Photographie
Révolte des cipayes Des officiers indiens mutins, lors de la révolte des cipayes considérée, en Inde, comme la première guerre d'indépendance (1858).
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Olivier COMPAGNON
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