Après les puces à ADN et les puces à anticorps, de nouvelles applications voient le jour pour ces dispositifs miniatures qui permettent de traiter des milliers d'échantillons en quelques heures. C'est maintenant l'analyse du protéome, c'est-à-dire de l'ensemble des milliers de protéines codées directement ou indirectement par un génome, que les puces à protéines mettent à portée de main, comme le montre par exemple le travail effectué par l'équipe de Michael Snyder de l'université Yale (Science, no 293, pp. 2101-2105, septembre 2001). 5 800 protéines de levure, soit 80 % du protéome de cet organisme, ont pu être fixées sur support solide et examinées pour leur capacité de liaison spécifique à des phospholipides (figure). En fonction de leur réaction vis-à-vis des différents phospholipides, on peut assigner à plusieurs dizaines d'entre elles des fonctions qui n'avaient pu être prédites à partir de la séquence génomique. Un avantage déterminant de cette approche, par rapport aux systèmes génétiques classiques (double-hybride), est la possibilité de sonder les conditions de l'interaction (pH, température, concentration d'un cofacteur, etc.). Sa limite […]
