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PSYCHOPHARMACOLOGIE

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6.  Chimiothérapies psychiatriques

On désigne sous ce nom les médicaments qui doivent être administrés de façon méthodique pour obtenir une certaine imprégnation des centres nerveux. Les principales chimiothérapies sont représentées par l'emploi des neuroleptiques, par celui des antidépresseurs et par celui du lithium.

  Médicaments neuroleptiques

Les neuroleptiques sont caractérisés par leurs puissantes actions sédatives et réductrices des mécanismes psychotiques (excitation, agitation, délires et hallucinations) et par leur aptitude à produire des symptômes neurologiques (parkinsonisme artificiel), à laquelle ils doivent leur dénomination. Ce type d'activité psychopharmacologique original se retrouve dans plusieurs familles de structures chimiques fort différentes : phénothiazines, réserpiniques, butyrophénones, benzamides, etc..

Les phénothiazines tricycliques fournissent le plus grand nombre de neuroleptiques dans un groupe qui a également donné des antihistaminiques et des antiparkinsoniens. La chlorpromazine (Largactil) fut le premier de ce groupe à être employé en thérapeutique psychiatrique (Delay et Deniker, 1952) : son effet le plus spectaculaire est la disparition de l'agitation dans les services de psychiatrie ; mais son action est plus complexe que celle d'un « tranquillisant », car ce neuroleptique réduit également les psychoses aiguës et chroniques. À la suite du prototype ont été synthétisés des agents plus puissants : soit plus sédatifs (composés à chaîne aliphatique, telle la lévomépromazine, ou Nozinan), soit plus « désinhibiteurs », pour ne pas dire stimulants, qui sont les phénothiazines pipérazinées comme la thiopropérazine (Majeptil), la fluphénazine (Moditen). Des composés plus maniables ont été trouvés avec les phénothiazines pipéridinées : thioridazine (Melleril), propériciazine (Neuleptil). Enfin, les premiers neuroleptiques-retard, ou agents d'effet prolongé, réalisés avec les sels de fluphénazine ou de pipothiazine, ont permis de réduire le traitement à une injection toutes les deux ou trois semaines.

La réserpine, alcaloï […]

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Autres références

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ABRÉACTION

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Neuroleptiques : caractéristiques psychophysiologiques Antidépresseurs : caractéristiques Neuroleptiques Neuroleptiques : utilisation Antidépresseurs : structure chimique Antidépresseurs : classification Tranquillisants : structure chimique

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