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BARBITURIQUES

Composés organiques dérivant de la malonylurée improprement appelée acide barbiturique en raison de la forme de ses cristaux « semblables à une lyre » (barbitos), les barbituriques constituent un groupe homogène tant sur le plan chimique que sur le plan pharmacologique. Leur action dépressive sur le système nerveux central en fait essentiellement des sédatifs, à doses plus fortes des hypnotiques, quelquefois des anesthésiques généraux.

C'est en 1903 que la diéthylmalonylurée préparée par Fischer fut introduite en thérapeutique sous le nom commercial de Véronal et la désignation commune de barbital. Le phénobarbital fut introduit en 1912 et vendu sous le nom de Luminal. Dès cette époque, on dénomma les barbituriques en utilisant la désinence « al » ; mais celle-ci est impropre, étant réservée en principe aux aldéhydes et à certains de leurs dérivés. On appelle thiobarbituriques des molécules voisines où l'oxygène en 2 est remplacé par un atome de soufre. Un reste alcoyle remplace l'hydrogène porté par l'azote 1 dans les barbituriques N-substitués. Tous les barbituriques portent deux groupements en position 5 et leur préparation type est calquée sur celle de la diét […]

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Autres références

« BARBITURIQUES » est également traité dans :

VÉRONAL

Auteur :  François CHAST

C'est, dit-on, le jour de la Sainte-Barbara que le chimiste allemand Adolf von Baeyer synthétisa, en 1864, la « malonylurée », plus tard dénommée « acide barbiturique », résultant de la condensation de l'acide malonique et de l'urée. Le chimiste aurait essayé la substance sur lui-même sans noter le moindre effet. D'autres dérivés furent donc reche… Lire la suite
ANESTHÉSIE

Auteurs :  Francis BONNETFrançois CHAST

Dans le chapitre "Anesthésiques généraux" : …  dont la propriété principale est de provoquer une perte de conscience (ou sommeil profond). *Parmi les hypnotiques administrés par voie intraveineuse, on peut citer les barbituriques d'action rapide (thiopental = Penthotal, methohexital = Brietal), l'etomidate (Hypnomidate) et le propofol (Diprivan Lire la suite
NARCO-ANALYSE

Auteur :  Georges TORRIS

*Méthode de diagnostic et de traitement associant la prise d'un somnifère et l'analyse psychologique. L'idée de profiter de la sédation pour calmer l'angoisse et lever les défenses conscientes et inconscientes est ancienne, mais elle ne prit force qu'après l'utilisation médicale de l'hypnose ; on demanda aux somnifères de remplacer l'hypnose dans l'… Lire la suite
NERVEUX (SYSTÈME) - Neurobiologie

Auteurs :  Jean-Marc GOAILLARDMichel HAMONAndré NIEOULLONHenri SCHMITT

Dans le chapitre "Réflexes et tonus musculaire" : …  spinaux et mésencéphaliques ont reçu le nom de relaxants musculaires et comprennent les *barbituriques, les benzodiazépines et le méprobamate. De nombreuses drogues provoquent, le plus souvent, une chute du tonus musculaire (hypotonie) et, à plus forte dose, une paralysie flasque ascendante. La transmission neuromusculaire n'étant pas… Lire la suite
PHARMACODÉPENDANCE

Auteur :  Edith ALBENGRES

*Le phénomène de dépendance d'un individu vis-à-vis d'un médicament a été dénommé pharmacodépendance par l'Organisation mondiale de la santé (O.M.S.), qui en a donné la définition, internationalement admise, suivante : « État psychique et quelquefois également physique résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un médicament, se… Lire la suite

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