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LASALLE PHILIPPE DE (1723-1804)

Né à Seyssel en Bugey, dans l'Ain, Philippe de Lasalle entra en apprentissage chez le peintre Sarrabat, dont on sait qu'il fut cité, en 1751, parmi les peintres lyonnais capables de former les dessinateurs en soieries. Il convient à ce propos de rappeler le rôle important que jouèrent ces derniers au xviiie siècle et qu'évoque d'ailleurs Joubert de l'Hiberderie dans son ouvrage Le Dessinateur pour les fabriques d'étoffes d'or, d'argent et de soie, paru à Paris en 1765. 

Après un apprentissage de quelques années chez Sarrabat, Lasalle partit se perfectionner à Paris, tout d'abord chez deux peintres de l'Académie, Boucher et Bachelier, peintre de fleurs, puis à la Manufacture des Gobelins et à la Savonnerie. De retour, il s'associa au dessinateur-fabricant Charrye, dont il épousa la fille Élisabeth en 1748. Ce lui fut sans doute l'occasion d'accroître encore ses connaissances techniques, dont on sait combien elles étaient nécessaires aux dessinateurs de soieries. Lasalle les possédait mieux que tout autre, allant jusqu'à apporter certains perfectionnements ingénieux au métier à tisser. Aussi retrouve-t-on dans les étoffes exécutées d'après ses dessins les moindres nuances de ses esquisses originales.

Ses compositions, toujours à grande échelle et, le plus souvent, destinées à des tissus d'ameublement, sont presque toujours exécutées suivant la technique du lampas ou du lampas broché sur fond satin ou armuré. Pour donner l'impression de richesse qui émane de ses tentures, tant par le décor que par le matériau ou les couleurs, Lasalle n'eut, en effet, jamais besoin de recourir au velours ou à l'emploi des fils de métal. En revanche, il utilisait beaucoup la chenille de soie, fil spécial qui donnait un velouté caractéristique à ses dessins dont les très grands motifs se déployaient largement sur l'étoffe, évitant ainsi la monotonie des motifs indéfiniment répétés. Peintre remarquable, il choisit essentiellement les fleurs et les animaux (des oiseaux pour la plupart), traités « au […]

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TISSUS D'ART

Écrit par :  Anne KRAATZMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSMarie RISSELIN-STEENEBRUGEN

Dans le chapitre "Tissus français"  : …  également sont les nœuds de minces rubans et les rangs de perles suspendus en draperies. *Philippe de La Salle, peut-être le plus célèbre de tous les artistes français ayant dessiné pour la soierie lyonnaise, produit à la même époque des modèles plus chargés, aux guirlandes de fleurs touffues, d'inspiration déjà romantique, destinés à l'… Lire la suite

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