Dans le sens que Pierre Schaeffer a donné à ce vocable dès 1952 dans À la recherche d'une musique concrète, puis développé dans son ouvrage fondateur Traité des objets musicaux (1966), l'objet sonore constitue en quelque sorte une extension de la notion de note à tous les sons audibles ; on sait en particulier depuis Schaeffer que les bruits ne sont que des sons... complexes
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Son
Symphonie pour un homme seul Pierre Schaeffer (1910-1995) et Pierre Henry (né en 1927) début de la «Valse», troisième mouvement de la Symphonie pour un homme seul (1950) réalisation de Pierre Henry (1951). Image: Maurice Béjart et Michèle Seigneuret en juillet 1955 dans Symphonie pour un homme seul, sur la musique de Pierre Schaeffer et Pierre Henry.…
Crédits: "Symphonie pour un homme seul" (Pierre SCHAEFFER / Pierre HENRY) © Pierre SCHAEFFER / Pierre HENRY
(p) Producteur Pierre Henry
Remastering Pierre Henry 1952
Numérisation Pierre Henry 1999.
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L'objet sonore est une entité qui a trait à la perception auditive : le cerveau peut, par l'intermédiaire de l'oreille, soit reconnaître immédiatement cet objet et sa cause (« il s'agit d'une vitre qui se brise », par exemple), soit lui conférer un sens (comme c'est le cas dans l'expression verbale, ou encore dans l'utilisation de signaux sonores codés), soit s'arrêter à des phénomènes de texture, de forme, de matière (il s'agit alors de l'attitude qui est qualifiée par Schaeffer d'« écoute réduite »).
L'objet sonore ne véhicule pas nécessairement une valeur esthétique. Cette notion recouvre aussi bien les sons institués par la tradition musicale que ceux qui lui sont étrangers, du fait qu'ils ne possèdent pas de hauteur définie, ou que leurs caractères ne permettent pas de les classer selon les critères habituels de la musique.
Alain FÉRON
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