Photographe et réalisateur américain, né le 19 janvier 1943 à Tulsa dans l'Oklahoma.
Tout jeune adolescent, Larry Clark accompagne sa mère qui propose, au porte-à-porte, de photographier les nouveau-nés. En 1961, il part étudier la photographie à la Layton School of Art à Milwaukee, dans le Wisconsin. Envoyé au Vietnam de 1964 à 1966, il rentre à Tulsa et commence à travailler comme photographe indépendant, puis se rend à New York.
Clark photographie les jeunes de Tulsa qui, comme lui, partent à la dérive entre drogue, sexe et violence. Participant actif, il capture ces scènes avec la puissance de la spontanéité. Ce documentaire photographique dérangeant est publié en 1971 sous le titre Tulsa, un ouvrage qui lui assure une renommée nationale.
Bien que Clark se réclame du documentaire social de Dorothea Lange et du photo-journalisme de W. Eugene Smith, ses images peuvent difficilement être rangées dans l'une ou l'autre de ces catégories. Elles ne montrent cependant ni la compassion ni le sens de la mission qui caractérisent le travail de ces deux photographes. Au contraire, le travail de Clark est précisément apprécié pour son absence de sentimentalisme. Il continue dans cette voie, photographiant des adolescents désœuvrés, comme en témoignent les ouvrages Teenage Lust (1983, « Lubricité d'adolescents »), The Perfect Childhood (1991, « L'enfance parfaite ») et 1992 (1992).
Après avoir réalisé Passing Through en 1997, dans les années 1990, Clark se tourne entièrement vers dans le cinéma. Son premier film, Kids (1995), est une fiction sur des adolescents de New York, vivant entre la culture du skateboard et celle des boîtes de nuit. Controversé mais acclamé par la critique, ce film sur le sexe et la drogue à l'époque du sida est un portrait fort et sans fioriture d'une certaine jeunesse. Clark a également réalisé d'autres films qui ont fait scandale, dont Another Day in Paradise (1998, Un autre jour au Paradis) et Bully (2001).
Universalis
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