Kurt Josef Waldheim est né le 21 décembre 1918 à Sankt Andrä-Wördern, en Basse-Autriche. D'origine tchèque, son père, Walter Watzlawik, instituteur puis surintendant des écoles du district de Tulln, a germanisé son nom en Waldheim au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le jeune Kurt entre au lycée de l'Abbaye de Klosterneuburg, où il rejoint la Fraternité catholique de Comagène. À la fin de 1936, il effectue son service militaire dans l'unité de cavalerie du 1er régiment des Dragons avant d'être admis, un an plus tard, à l'Académie consulaire de Vienne qui forme les diplomates.
Avec l'Anschluss, en 1938, l'Autriche est annexée par l'Allemagne nationale-socialiste. Kurt Waldheim devient alors membre de l'Association des étudiants nationaux-socialistes et des Reiter-SA, la cavalerie SA. Il niera cependant toute sa vie avoir signé le moindre engagement. Il poursuit ses études de droit jusqu'à sa mobilisation au printemps de 1940. Il devient rapidement sous-lieutenant. Après l'avoir envoyé sur le front russe, où il est blessé en 1941, l'armée allemande l'affecte en 1942 en Bosnie occidentale, puis près de Salonique, Waldheim prétendra avoir alors repris ses études. Promu lieutenant, il bénéficie d'un congé pour études de l'automne de 1942 à avril 1943. En mars 1944, Kurt Waldheim soutient sa thèse de doctorat « L'idée du Reich chez Konstantin Frantz » à l'université de Vienne, puis épouse en août Elisabeth Ritschel, militante nationale-socialiste. Fait prisonnier de guerre par les Américains, il est rapidement « blanchi » et devient, en 1945, secrétaire de Karl Gruber, le ministre des Affaires étrangères conservateur chrétien. Bien que les Yougoslaves désirent le faire inscrire sur le fichier des criminels de guerre supposés de l'O.N.U., Kurt Waldheim est nommé, de 1948 à 1951, premier secrétaire de légation à Paris. En 1955-1956, il est observateur permanent, puis chef de la mission de l'Autriche à l'O.N.U. avant d'en occuper le poste de représentant permanent de 1964 à 1968, puis de 1970 à 1971.
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