Originaire de Cochambara, Juan José Torres entre en 1941 à l'École militaire d'artillerie d'Argentine. Chef d'état-major et instructeur des régiments d'artillerie, il enseigne à l'École militaire de Bolivie. Commandant en second de la division d'artillerie, il devient bientôt commandant en chef des forces armées. Il servira un temps comme attaché militaire au Brésil, puis sera ambassadeur en Uruguay. Revenu en Bolivie, il occupe le poste de ministre du Travail dans le gouvernement Barrientos. Membre de la Phalange socialiste bolivienne (parti de droite) durant sa jeunesse, il demeure fervent nationaliste, mais opte rapidement pour le socialisme.
En octobre 1970, alors que le président Siles Salinas a été, quelques mois auparavant, renversé par le général Alfredo Ovando Candía, commandant en chef des forces armées boliviennes, et que celui-ci s'est vu dépassé par un coup d'État dirigé par le général Miranda, le général Torres lance un contre-coup d'État visant à évincer la droite que représente Miranda ; soutenu par une minorité de l'armée et par l'ensemble des travailleurs boliviens qu'a mobilisé la Centrale ouvrière bolivienne, il prend le pouvoir et devient le cent quatr […]
