Conteur et romancier brésilien, João Guimarães Rosa est né à Cordisburgo, État de Minas Gerais. Après des études médicales à Belo Horizonte, il s'installe à Itaguara, dans le sertão, où il exerce sa profession. Lors de la révolution de 1932, il devient médecin militaire à Belo Horizonte. En 1934, il est reçu au concours des Affaires étrangères et, de 1938 à 1950, représente le Brésil à Hambourg, à Paris et dans des conférences internationales. À partir de 1951, Guimarães Rosa s'établit définitivement à Rio de Janeiro. En 1967, il est élu à l'Académie brésilienne. Très attaché à sa province natale, il utilise celle-ci comme élément fondamental de sa fiction. Ses personnages sont les gardians et paysans de Minas Gerais. Le cadre dans lequel ils évoluent est celui du sertão. Quant au langage riche et pittoresque de sa région, avec ses tournures et ses termes particuliers, il sert de support à un style très élaboré. Fasciné depuis ses jeunes années par l'étude des langues et par l'écriture, il adopte devant le langage une attitude semblable à celle de Joyce devant la langue anglaise : de nombreuses innovations structurales, des néologismes et d'autres apports linguistiques. Dans ses livres, l'homme de Minas Gerais, dont la sagesse s'exprime souvent par des aphorismes, atteint une dimension universelle. « Le sertão, il est partout », dit le narrateur de Grande Sertão : Veredas (1956), le seul roman de Guimarães Rosa, un des ouvrages les plus importants de la production littéraire du Brésil contemporain. L'auteur a manifesté une préférence pour le conte, en ayant publié plusieurs recueils : Sagarana (1946), Corps de ballet (Corpo de baile, 1956), Premières Histoires (Primeiras Estórias, 1962), Tutaméia (1967).
Luiz FERRAZ
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