2. Essor du hard rock
On retrouve ces ingrédients chez le groupe américain Aerosmith, formé en 1970, qui emprunte beaucoup aux Rolling Stones. Calquée sur l'image du maître Jimi Hendrix, la figure du « guitar hero » va s'imposer dans les années 1970, avec les inévitables amoncellements d'amplificateurs et les démonstrations de virtuosité qui caractérisent les groupes psychédéliques comme Cream. Ainsi, les solos peuvent tourner à la démonstration : le guitariste Ritchie Blackmore, de Deep Purple puis de Rainbow, cite Jean Sébastien Bach ; Jimmy Page, des Yardbirds puis de Led Zeppelin, joue avec un archet ; son compère Jeff Beck étend le langage pentatonique du blues au point de glisser vers le jazz-rock. Même dans le hard rock F.M. (groupes américains Van Halen, Mötley Crüe ou Bon Jovi, allemand Scorpions, britannique Def Leppard), le son reste agressif et distordu. Ce versant plus commercial va réussir à s'ouvrir à d'autres publics, notamment par le succès radiophonique de ballades. Le jeu des guitaristes s'enrichit de nombreux effets ; tapping*, hammer-on*, utilisation des harmoniques... Le guitariste américain Steve Vai (qui jouera avec Frank Zappa puis David Lee Roth) est l'archétype du musicien complet et cultivé cherchant à exploiter toutes les possibilités de son l'instrument.
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