— 163 Naissance de Tiberius Sempronius Gracchus, qui reçoit, avec son frère cadet, Caius, une éducation rhétorique et philosophique soignée, grâce à sa mère Cornelia, fille de Scipion l'Africain.
— 146 Prise de Carthage marquant la fin de la troisième guerre punique et durant laquelle Tiberius s'illustre militairement.
— 140 Face à l'opposition du Sénat, Caius Laelius Sapiens (« l'Avisé ») retire son projet de loi agraire.
— 137 Guerre de Numance (Espagne) durant laquelle Tiberius et son supérieur sont désavoués par Rome.
— 133 Tribunat de la plèbe de Tiberius Gracchus qui fait voter une loi agraire (distribution aux pauvres de terres publiques accaparées par les riches) et destitue son collègue Octavius qui s'y opposait. Une émeute est déclenchée par l'aristocratie au moment où Tiberius Gracchus tente de se faire élire une seconde fois au tribunat ; il est assassiné avec des centaines de ses partisans ; la commission agraire, mise en place par Tiberius, n'en continue pas moins de fonctionner.
— 130 Scipion Émilien, le vainqueur de Carthage et de Numance, prononce un discours où il affirme que Tiberius Gracchus a été mis à mort de manière parfaitement légale.
– 125 Révolte de la colonie latine de Frégelles, qui montre l'inquiétude des Italiens face aux troubles qui agitent de Rome.
– 123 Premier tribunat de la plèbe de Caius Gracchus, qui propose un ensemble de réformes : lois agraire, judiciaire (les jurés ne sont désormais plus choisis dans l'ordre sénatorial mais dans celui des chevaliers, à qui Caius réserve la perception de la dîme d'Asie ainsi qu'un rang spécial au théâtre), coloniale, frumentaire (distribution aux pauvres de blé à bas prix), programme de constructions et projet d'amélioration du statut juridique des Italiens.
— 122 Deuxième tribunat de Caius Gracchus ; alors qu'il est chargé d'une mission à Carthage, Drusus, un autre tribun, resté à Rome, surenchérit sur le programme de Caius afin que la plèbe se détourne de celui-ci ; Caius n'est pas réélu pour un troisième tribunat.
— 121 Caius Gracchus et quelques milliers de ses partisans sont massacrés à Rome après que le Sénat a voté un sénatus-consulte ultime contre lui.
Xavier LAPRAY
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