Poète japonais. Infatigable, en dépit d'une santé toujours chancelante, Teika a laissé une œuvre immense : un journal tenu pendant cinquante-six ans, à partir de sa dix-neuvième année, le Meigetsu-ki ; quelque quatre mille tanka (poèmes de trente et une syllabes), des renga, des poèmes en chinois (dans son journal) ; des traités de poétique ; des copies et commentaires de recueils de poésie et de romans classiques ; quelques romans aussi, œuvres de jeunesse.
Par deux fois, il est appelé à compiler des anthologies officielles. Avec cinq autres poètes, il compose, sur l'ordre de l'empereur Go-Toba, le Nouveau Recueil [de waka]de jadis et de naguère (Shin-kokin[waka]shū), achevé en 1205, qui est tenu aujourd'hui pour le plus important, avec le Kokin-shū, des vingt et un recueils officiels. À l'âge de soixante-quatorze ans, il compose, à lui seul cette fois, le Nouveau Recueil de waka sur ordre impérial (Shin-chokusen-waka-shū, 1235).
De sa correspondance avec le shōgunpoète Minamoto no Sanetomo, on retiendra la Tradition orale de la composition po […]
