Fils d'un fonctionnaire, Paulus est lieutenant en 1909, capitaine en 1914 et colonel en 1938. Il est alors l'un des spécialistes allemands des blindés. Après les campagnes de Pologne et de France, où il assiste Reichenau, il devient chef adjoint de l'état-major général de la Wehrmacht. En 1942, il est nommé commandant en chef de la VIe armée, qu'il mène, au cours de l'été, jusqu'à la Volga et à la conquête de Stalingrad, dans les faubourgs de laquelle il parvient à la fin d'août. Mais, trop faible pour emporter la ville, il piétine encore en novembre dans les ruines défendues mètre par mètre par les Soviétiques et, malgré des efforts surhumains, ne parviendra jamais à les rejeter entièrement à l'est de la Volga. Il lui a manqué l'appui de la IVe armée blindée de Manstein, déroutée inutilement par Hitler vers le Caucase ; les Allemands, en effet, avaient gravement mésestimé les ressources et l'énergie de l'Armée rouge. Coupé du gros de l'armée allemande, encerclé par les Russes, Paulus ne reçoit pas de Hitler la permission de battre en retraite. Après une lente et terrible agonie de cinquante jours, la VIe armée est pratiquement exterminée et Paul […]
