« À la fin de l'envoi, je touche... » Le vers célèbre de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand était lié à une escrime bien précise, celle du duel, à l'issue parfois mortelle, qui fut longtemps la seule survivance du combat à l'« arme blanche » devenu lui-même caduc. Si les traités d'escrime, depuis le xvie siècle, tendent à fixer, au-delà d'une théorisation abstraite, les techniques les plus efficaces, il est clair que la recherche d'une suprématie — celle d'un individu ou d'une école — et l'organisation progressive de compétitions régulières ont conduit à une approche sportive de plus en plus poussée d'une discipline amputée désormais de toute utilité pratique éventuelle.
La rivalité opposa longtemps l'Italie à la France (pour le fleuret et l'épée) et à la Hongrie (pour le sabre). Nombreux sont désormais les pays ayant leur mot à dire dans une discipline inscrite au programme des jeux Olympiques modernes dès leur première édition, celle d'Athènes (1896), la Fédération internationale d'escrime ayant été créée en 1913 (134 fédérations nationales lui sont affiliées en 2011). Le fleuret (lame quadrangulaire, poids inférieur à 500 grammes) et l'épée (lame triangulaire, poids inférieur à 770 grammes) sont armes d'estoc, c'est-à-dire de pointe. Pour la première, la touche n'est valable que portée au tronc, tandis que pour l'épée l'adversaire peut être touché à n'importe quel endroit du corps. Les appareils d'enregistrement sont électriques, ce qui n'exclut pas au reste la contestation des décisions de l'arbitre, qui tiennent compte du déroulement et de l'enchaînement des actions. Le sabre, lui, est arme d'estoc et de taille, la pointe comme le tranchant ou le premier tiers du dos de la lame (inférieure à 500 grammes) pouvant permettre la touche en tout endroit du haut du corps, bras et tête compris.
Que les épreuves soient individuelles ou par équipes, disputées en poules ou par élimination directe (les deux formules pouvant être jumelées, des qualifications par poules précé […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



