La notion d'équilibre a une puissance heuristique exceptionnelle. Il n'est pas de régions d'objectivité où elle ne se retrouve. Si elle joue un rôle fondamental dans l'ensemble des sciences de la nature, elle est aussi centrale dans les sciences sociales. Bien plus, il se peut qu'elle constitue l'objet propre, tant des savoirs portant sur les normes (depuis la gymnastique jusqu'à la médecine ou à la psychanalyse) que de ceux portant sur les valeurs (esthétique, éthique, religion, etc.). Il s'agit donc d'une notion à vocation transdisciplinaire. Elle semble subsumer sous un même idéal d'intelligibilité des recherches qui vont de l'étude des systèmes aux déterminismes les plus rigoureux — et, à la limite, des systèmes formels eux-mêmes — jusqu'aux approches des ensembles flous de préceptes des conduites humaines. Toutefois, une telle étendue d […]

