Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

ENTROPIE

Page précédente Page suivante

3.  L'entropie statistique

Intervient dans la formule de Boltzmann le nombre total W d'états microscopiques accessibles lorsque est fixé l'état macroscopique du système. Voilà qui est surprenant : on s'attendait plutôt à ce que l'un de ces états soit réalisé – même s'il est sans doute impossible de savoir lequel –, ce qui exclurait les autres. Ce dilemme est résolu si l'on admet que la description microscopique d'un système macroscopique est de nature probabiliste : les W états microscopiques compatibles avec des conditions macroscopiques données ont chacun – pour un système isolé − la probabilité 1/W d'être effectivement choisis dans la réalité.

La notion d'entropie s'étend à une situation probabiliste quelconque : N événements possibles e1, e2,... en,..., eN ont les probabilités respectives P1, P2,..., Pn,..., PN, avec 0 ≤ Pn ≤ 1 pour tout n, et Σn=1N Pn = 1.

Si l'une de ces probabilités est égale à 1, l'événement correspondant est certain, tous les autres étant impossibles puisque leurs probabilités sont nécessairement nulles. On considère que, dans ce cas particulier, on possède sur le système toute l'information nécessaire, puisqu'on sait à coup sûr quel événement va se produire. À une distribution de probabilités {Pn} différente de la précédente est en revanche associé un certain manque d'information : n'importe lequel des N événements peut se réaliser, certains ayant toutefois, en général, plus de chances de le faire que d'autres. La théorie de l'information, développée depuis les travaux de Claude Shannon et Warren Weaver (1948), propose de mesurer quantitativement le manque d'information par l'entropie statistique S, définie comme S = — k Σ n=1N Pn ln Pn (définition). la constante positive k est a priori arbitraire (en mécanique statistique, ce sera la constante de Boltzmann) ; les diverses probabilités étant toutes positives mais inférieures à 1, leur logarithme est négatif, de sorte que S est toujours positive. Dans la situation particulière où les probabilités Pn sont toutes égales (chacune d'elles vaut alors 1/N), on retrouve une expression analog […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« ENTROPIE » est également traité dans :

BIOÉNERGÉTIQUE

Écrit par :  Pierre KAMOUNPaul MAZLIAKAlexis MOYSEJacques TONNELAT Universalis

Dans le chapitre "Thermodynamique et bioénergétique"  : …  , partie en chaleur. Le second principe, ou principe de l'augmentation de l'*entropie, peut être énoncé de différentes façons, suivant le domaine auquel on l'applique. En bioénergétique, l'énoncé statistique est le plus commode. Un même état macroscopique observable correspond à un très grand nombre d'états… Lire la suite
BOLTZMANN LUDWIG (1844-1906)

Écrit par :  Pierre COSTABEL

Dans le chapitre "L'interprétation probabiliste du deuxième principe de la thermodynamique"  : …  la probabilité relative de cet état. Il montra que le logarithme de la probabilité coïncide avec l'*entropie S, à un facteur et à une constante k près, dans l'état d'équilibre thermodynamique, et que cette probabilité conserve un sens pendant tout processus irréversible, au cours duquel elle croît de façon continue. C'est à juste titre que… Lire la suite
CLAUSIUS RUDOLF (1822-1888)

Écrit par :  Robert FOX

Dans le chapitre "L'entropie"  : …  poussant plus avant les vues exprimées dès 1850, proposa le premier énoncé clair du concept de *l'entropie. Il cherchait à mesurer l'aptitude de l'énergie calorifique de n'importe quel système réel non idéal à fournir du travail. Dans le cas de la conduction thermique le long d'un barreau solide, par exemple, la chaleur passe de l'extrémité… Lire la suite
ÉNERGIE - La notion

Écrit par :  Julien BOK

Dans le chapitre "Les principes de la thermodynamique"  : …  thermodynamique d'énergie donnée a la même probabilité d'être réalisée : principe microcanonique. *L'état macroscopique qui est le plus probable est celui qui correspond au nombre maximal Ω de configurations microscopiques possibles. On définit l'entropie comme S = k lg Ω, où k est une constante. Un système isolé évolue donc vers… Lire la suite
HASARD & NÉCESSITÉ

Écrit par :  Ilya PRIGOGINEIsabelle STENGERS Universalis

Dans le chapitre "De Boltzmann à Von Neumann"  : …  (I. Prigogine et I. Stengers, 1988), c'est-à-dire de montrer que l'évolution irréversible, à *entropie croissante, vers l'équilibre thermodynamique si elle n'avait pas de sens en ce qui concerne une particule individuelle, pouvait prendre un sens objectif pour une population de particules régies par des lois dynamiques. C'est dans le cadre d'… Lire la suite
IRRÉVERSIBILITÉ

Écrit par :  Radu BALESCU

Dans le chapitre "L'irréversibilité en thermodynamique, conséquence du deuxième principe"  : …  Il se formule comme un bilan de la variation d'une fonction d'état du système, appelée *l'entropie, communément désignée par la lettre S. La variation dS de l'entropie au cours d'une transformation du système peut toujours se décomposer en deux parties : la variation deS due à l'échange d'énergie et de… Lire la suite
LIAISONS CHIMIQUES - Liaisons biochimiques faibles

Écrit par :  Antoine DANCHIN

Dans le chapitre "Morphogenèse des macromolécules et de leurs associations"  : …  majeur dans la morphogenèse et, plus exactement (contrairement à l'idée répandue mais fausse que l'*entropie est associée au désordre), que c'est une augmentation d'entropie qui est le plus souvent associée à la genèse de la forme des macromolécules biologiques. Ce sont des interactions faibles qui déterminent alors la stabilité… Lire la suite
MATIÈRE (physique) - État gazeux

Écrit par :  Henri DUBOSTJean-Marie FLAUD

Dans le chapitre "Description thermodynamique"  : …  . Pour décrire l'état ou le changement d'état d'un gaz, on utilise, outre les trois variables d'état P, V, T, un certain nombre de fonctions thermodynamiques : l'énergie interne U = Q + W, somme de la chaleur et du travail reçus par le gaz ; l'enthalpie H = U + PV ; *l'entropie S, définie par sa différentielle dS = dQ/T ; l'énergie libre F = U — TS… Lire la suite
MÉTAMORPHISME

Écrit par :  Christian NICOLLET

Dans le chapitre "Pourquoi les roches recristallisent-elles ? "  : …  de ΔQ et ΔT et par voie de conséquence le rapport ΔQ/ΔT est positif. Ce rapport mesure la variation *d'entropie ΔS entre l'entropie de la roche « chaude » et celle de la roche « froide ». Si ΔS est positif, c'est que l'entropie de la roche chaude est plus grande que celle de la roche froide. L'entropie représente le nombre de façons dont les… Lire la suite
NÉGUENTROPIE

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Ce terme a été créé, semble-t-il, par le mathématicien et physicien français Léon Brillouin (1956, Science and Information Theory). Il l'a proposé pour remplacer les expressions d'« entropie négative » ou « entropie changée de signe », employée à peu près simultanément, mais indépendamment, par Norbert Wiener et Erwin Schrödinger. Ce… Lire la suite
PRIGOGINE ILYA (1917-2003)

Écrit par :  Isabelle STENGERS Universalis

Dans le chapitre "Structures dissipatives"  : …  L. Onsager avec l'établissement de la relation de réciprocité qui porte à présent son nom (1931), *Prigogine en déduit son théorème de production d'entropie minimale à l'état stationnaire qui domine toutes les évolutions irréversibles de la région linéaire caractéristique du voisinage d'un état d'équilibre. Il déterminera ensuite les limites de… Lire la suite
RELATIVITÉ - Relativité générale

Écrit par :  Thibault DAMOURStanley DESER

Dans le chapitre "Champs gravitationnels forts. Trous noirs"  : …  « température d'émission du trou noir » correspond, par la relation thermodynamique T = ∂E / ∂S, *une entropie S = A / (4). Ce résultat confirme la réalité du concept d'entropie d'un trou noir et révèle une connexion inattendue – et peut-être profonde – entre gravitation, thermodynamique et théorie quantique. Signalons enfin, en… Lire la suite
SMITHSON ROBERT (1938-1973)

Écrit par :  Erik VERHAGEN

Dans le chapitre "Une esthétique de l'entropie"  : …  L'essai *Entropy and the New Monuments (L'Entropie et les nouveaux monuments), publié dans la revue Artforum de juin 1966, est le fruit de diverses excursions entreprises cette fois-ci avec Carl Andre, Michael Heizer, Robert Morris et Claes Oldenburg dans des sites industriels désaffectés. L'essai de Smithson fait l'éloge des… Lire la suite
STATISTIQUE MÉCANIQUE

Écrit par :  Berni J. ALDERBernard JANCOVICI

Dans le chapitre "Entropie statistique et thermodynamique"  : …  *La mécanique statistique donne un fondement microscopique à l'entropie S, par la formule de Boltzmann :  où S est l'entropie, k = 1,380 44 × 10-16 erg/K, la constante de Boltzmann, et W le nombre des états microscopiques accessibles au système pour un état macroscopique donné. En mécanique statistique quantique… Lire la suite
STATISTIQUE THERMODYNAMIQUE

Écrit par :  Alkiviadis GRECOS

Dans le chapitre "Théorie dynamique des phénomènes dissipatifs"  : …  *Reprenons donc la question de l'existence d'une définition microscopique de l'entropie sous une forme générale. Nous avons déjà remarqué que ni la norme, ∥ρ(t)∥2, ni la définition de l'entropie SG de Gibbs ne fournissent un modèle microscopique pour l'entropie des systèmes dynamiques hors d'équilibre. Il est facile de… Lire la suite
STRUCTURE DISSIPATIVE

Écrit par :  Isabelle STENGERS

… *Le terme « structure dissipative » a été créé, en 1969, par Ilya Prigogine pour souligner la signification des résultats auxquels lui-même et ses collaborateurs de l'école de Bruxelles venaient de parvenir : loin de l'équilibre thermodynamique, c'est-à-dire dans des systèmes traversés par des flux de matière et d'énergie, peuvent se produire des… Lire la suite
SYSTÈMES OUVERTS, thermodynamique

Écrit par :  Paul GLANSDORFF

… *On attribue volontiers en physique le nom de système au modèle stylisé d'un milieu naturel en vue de simplifier son étude théorique. Le solide strictement indéformable, le fluide incompressible et le gaz parfait sont des exemples classiques de tels systèmes. En particulier, un système fermé désigne une portion invariable de matière ou, de la même… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Irréversibilité du temps physique"  : …  ferait sortir les mobiles du repos dans des directions et avec des vitesses imprévisibles. *Vers la même époque, Boltzmann, imaginant l'ensemble de l'Univers comme temporellement symétrique avec des régions C à entropie croissante et des régions D à entropie décroissante (ce qui, incidemment, n'est pensable que dans un contexte de « temps… Lire la suite
THERMODYNAMIQUE - Lois fondamentales

Écrit par :  Paul GLANSDORFFIlya PRIGOGINE

Dans le chapitre "Le second principe"  : …  où S2 − S1 désigne l'accroissement d'une fonction d'état du système dénommée *entropie (en grec évolution). Le raisonnement suivi est le même que pour l'introduction de l'énergie comme fonction d'état dans l'équation (1). Dans les deux cas, la grandeur introduite n'est définie que par ses accroissements, c'… Lire la suite
THERMODYNAMIQUE - Thermodynamique chimique

Écrit par :  Pierre SOUCHAY

Dans le chapitre "Entropie de réaction"  : …  On appelle* entropie de réaction la variation ΔS d'entropie accompagnant une réaction, soit : Cette grandeur est liée à la chaleur de réaction et à l'enthalpie libre de réaction, car de l'expression G = H − TS on déduit pour une température T donnée : Les entropies des substances, de même que ΔH, étant accessibles par mesures de CP (Th. … Lire la suite
THERMODYNAMIQUE - Thermodynamique technique

Écrit par :  Paul GLANSDORFF

Dans le chapitre "Diagrammes d'état. Cycles et pseudocycles usuels"  : …  l'usage des méthodes graphiques dans cette discipline. Sous ce rapport, le diagramme température-*entropie, appelé aussi diagramme entropique ou diagramme (T, S), mérite quelques commentaires. Ainsi que le montre la figure, le cycle réversible de Carnot qui assure le rendement optimum d'une machine fonctionnant entre deux températures données T… Lire la suite
THERMODYNAMIQUE - Processus irréversibles linéaires

Écrit par :  Jacques CHANU

…  irréversible de la matière. Cette tâche fut accomplie dès qu'on sut calculer la « production *d'entropie locale » ou volumique, σ ou source d'entropie puisque la production d'entropie P, pour un volume V est donnée par :  Au voisinage de l'équilibre où Ji = 0 et où Xi = 0 (cf.… Lire la suite
THERMODYNAMIQUE - Processus irréversibles non linéaires

Écrit par :  Agnès BABLOYANTZPaul GLANSDORFFAlbert GOLDBETERGrégoire NICOLISIlya PRIGOGINE

Dans le chapitre "Critères d'évolution et de stabilité"  : …  *Après décomposition de la production d'entropie dP en deux termes, sous la forme : avec : on établit que le terme dXP possède un signe défini, soit dXP ≤ 0, le signe d'égalité se rapportant à l'état stationnaire. Ce critère exprime d'ailleurs une généralisation du théorème du minimum de production d'… Lire la suite
THERMODYNAMIQUE (notions de base)

Écrit par :  Bernard DIU

Dans le chapitre "Le deuxième principe"  : …  introduisit une nouvelle fonction d'état (semblable sur ce point à l'énergie interne), qu'il nomma *entropie (cf. entropie), traditionnellement notée S. Mais l'intuition géniale de Clausius fut d'examiner aussi les processus irréversibles (non idéaux, par conséquent). Il démontra alors que si, dans une transformation irréversible… Lire la suite

Afficher la liste complète (24 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Ludwig Boltzmann

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média