Né à Rodez, Pouget est élevé dans une famille de républicains militants. Monté à Paris en 1875, il travaille comme employé dans un magasin de nouveautés et fréquente les groupes politiques avancés, notamment anarchistes. En 1879, il fonde le premier syndicat d'employés. Sa participation, avec Louise Michel, à la manifestation parisienne contre le chômage, en 1883, lui vaut huit ans de prison pour pillage. Gracié au bout de trois ans, il lance, en 1889, un journal Le Père peinard dont il est l'unique rédacteur. De ton très violent, Le Père peinard essaye de retrouver la veine populaire du Père Duchesne, le journal révolutionnaire de J. Hébert. Après l'assassinat de Sadi Carnot (1894), la vague d'arrestations qui s'abat sur les milieux anarchistes oblige Pouget à se réfugier en Angleterre, où il continue de faire paraître son journal ; il est gracié à son retour en 1895. Anarcho-syndicaliste, Pouget participe au congrès de Toulouse de la C.G.T., en 1897, et fait adopter un rapport sur le boycottage et le sabotage, ainsi que sur la création d'un journal confédéral : La Voix du peuple, qui paraît en 1900
. Élu secrétaire général adjoint de la C.G.T. en 1901, Pouget est l'initiateur et l'animateur inlassable de la campagne pour les huit heures qui aboutit à la journée du 1er mai 1906. Rédacteur de la Charte d'Amiens, il est arrêté, à la suite des manifestations de Draveil, avec tout l'état-major de la C.G.T. Mis en minorité en 1908, il démissionne du bureau confédéral et se retire de la vie militante. Il reste silencieux pendant la Première Guerre mondiale et refuse à des amis qui le lui demandent instamment d'écrire ses mémoires.
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Congrès de la C.G.T. de 1908 Jusqu'en 1908, Émile Pouget conserve un rôle prépondérant au sein de la C.G.T. Il écrit dans La Voix du peuple : « L'amélioration arrachée aux privilèges est proportionnelle à la conscience des travailleurs, à leur degré de cohésion, à leur vigueur. » XVIe congrès national corporatif et Xe congrès de la C.G.T., Marseille, 5-10 octobre 1908.…
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Paul CLAUDEL
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