Fils d'Abraham Roentgen (1711-1792), ébéniste allemand installé à Neuwied près de Coblence. Formé par son père, David Roentgen lui succède en 1772. Il donne une grande extension à l'atelier de Neuwied, dont la production se distingua par l'habileté des mécanismes et la virtuosité des marqueteries, ceci grâce à une double collaboration. Roentgen s'était, en effet, associé avec l'horloger Peter Kinzing qui inventa toutes sortes de secrets et de combinaisons qui devinrent célèbres. Il demanda, en outre, à Januarius Zick (1730-1797) des cartons pour les tableaux de marqueterie, scènes, paysages, allégories dont il décorait les meubles. Roentgen renouvela complètement l'art de la marqueterie en utilisant un très grand nombre de petites pièces pour indiquer chaque détail du dessin, ce qui lui permettait d'obtenir des dégradés de teintes, des ombres, etc.
Dès 1774, Roentgen entreprit un voyage à Paris pour vendre une partie de son travail. Contrairement à beaucoup de ses compatriotes, il ne chercha pas à y faire carrière. S'il se fit recevoir maître en 1780, ce fut uniquement pour faciliter son commerce, que la protection royale et son titre d'« ébéniste-mécanicien du roi et de l […]
