Le terme de cours forcé a surtout servi à définir la situation du papier-monnaie dans certains pays et à certaines époques, par exemple celle des assignats sous la Révolution française. Il signifie que le papier-monnaie doit être accepté en paiement à sa valeur nominale et ne peut être converti en monnaie métallique. Autrefois exceptionnelle, cette situation de non-convertibilité est aujourd'hui celle de toutes les monnaies.
En matière de change, il y a cours forcé lorsqu'un pays fixe par voie d'autorité les taux auxquels sa monnaie peut être échangée contre des monnaies étrangères. Ce fut le cas de tous les pays à régime socialiste. L'existence d'un cours forcé provoque toujours la formation d'un marché clandestin sur lequel les monnaies étrangères s'échangent à des cours souvent beaucoup plus élevés.
Georges BLUMBERG
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