C'est la remarquable réforme de l'astronome Sosigène d'Alexandrie, élaborée en l'an 708 de Rome (à cette époque, l'année civile et religieuse commençait déjà le 1er janvier, date d'entrée en fonctions des consuls), qui a doté notre calendrier des caractéristiques essentielles qui sont toujours les siennes (sauf, pour la France, l'entracte de l'ère républicaine, du samedi 22 septembre 1792 [primidi 1er vendémiaire I] au mardi 31 décembre 1805 [décadi 10 nivôse XIV]) : années strictement solaires de 365 jours (au lieu de 304, puis 355) répartis en 12 mois (au lieu de 10, puis 12 ou 13), de longueurs inégales (31, 30 ou 28 jours) mais inchangées depuis lors ; report du début de l'année du 1er mars au 1er janvier ; enfin et surtout, création d'une année de 366 jours tous les quatre ans (jour additionnel d'abord situé chez les Romains après le 23 février, après le 28 février aujourd'hui), ce qui portait la durée de l'année civile moyenne à 365,25 jours. La réforme de Grégoire XIII ne fit que supprimer trois années bissextiles sur cent, opération simple mais qui a l'excellent résultat de réduire l'excès de l'année moyenne par rapport à l'année tropique (365,2422 jours) de 0,214 à 0,008 p. 1000 p. 10000 environ. En effet, l'année julienne moyenne était trop longue de 0,0078 jour, soit 11 minutes 14 secondes environ ; l'excès de l'année grégorienne moyenne (365,2425 jours) n'est plus que de 0,0003 jour, soit moins de 26 secondes.
Il existe des tableaux permettant de déterminer le calendrier d'une année quelconque, julienne ou grégorienne — on dénombre sept calendriers possibles, quatorze même, compte tenu des bissextiles — et de résoudre tout problème relatif à la concordance des dates et des jours de la semaine. On présente ici une méthode qui permet de résoudre rapidement, et même par calcul mental, de tels problèmes de concordance, ce qui peut être commode tant dans le domaine de la chronologie comparative que dans celui de la vie quotidienne et familiale, pour satisfaire un souci de précision historique ou une simple curiosité. […]
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