Le bongo, qui appartient à la famille des percussions, est un instrument de type membranophone composé de deux petits tambours, appelés tamborcitos, autrefois liés par une pièce de bois ou de tissu : le plus gros est nommé hembra (« femelle ») et le plus petit macho (« mâle »).
À l'origine, à la fin du xixe siècle, on fabriquait les tamborcitos avec deux morceaux évidés d'un petit tronc d'arbre, et les peaux du bongo étaient clouées, contrairement à celles des tambours africains, attachées par des lianes ou des cordes. Avant l'apparition, au xxe siècle, du système de tension par clés, il fallait absolument chauffer ces peaux avant usage.
Instrument emblématique de la musique cubaine, le bongo a d'abord été utilisé sur l'île par la population d'origine africaine récemment libérée de l'esclavage. Reprenant le principe et la fonction rythmique d'instruments ancestraux de la culture bantu et des rites abakua, le bongo s'est répandu à partir de l'Oriente, devenant l'instrument de fête par excellence.
Au début du xxe siècle, le bo […]
