Poète français appartenant à la Pléiade. Né à Nogent-le-Rotrou dans un site champêtre, Rémy Belleau vint à Paris comme précepteur de Charles de Lorraine et résida jusqu'à sa mort en l'hôtel de Guise. Intelligent sans surcharge d'érudition, il était avant tout « un homme qui plaisait ». Il fut l'ami sans nuage de Ronsard et l'on sait que Belleau et Ronsard n'estaient qu'un / Et que tous deux avaient un même cœur commun.
Il rejoignit la Brigade puis la Pléiade et publia en 1556 Les Odes d'Anacréon, Teien, trad. de grec en françois par Rémy Belleau, ensemble quelques petites hymnes de son invention. Bien qu'un peu sèche selon Ronsard, cette translation avait pour elle la fidélité et l'exactitude qui en firent le succès. Le talent délicat et mignard de Belleau s'accommodait bien de l'art d'Anacréon. Ses poèmes personnels manquaient encore d'originalité et il fallut attendre Bergerie (1565) pour que se révélât sa veine, mineure mais personnelle. La lecture de l'Arcadia (1504) de l'Italien Jacopo Sannazaro, dit le Virgile chrétien, suscita sans doute les réminiscences d'une enfance pastorale qui insufflent à ce recueil de structure académique […]
