D'une famille originaire de Bailleul (Somme), John Balliol hérite de terres en Écosse, en Angleterre et en France ; de sa mère lui vient le duché de Galloway. En 1290, à la mort de Margaret, la « demoiselle de Norvège », héritière du trône d'Écosse, il est un des treize prétendants à la succession entre lesquels Édouard Ier d'Angleterre doit jouer le rôle d'arbitre. Des droits certains reposant sur la primogéniture, peut-être aussi sa faiblesse de caractère, le font choisir contre son principal rival Robert Bruce (1292). Il prête alors hommage à Édouard Ier, mais sous certaines conditions. Roi sans autorité ni prestige, le peuple le surnomme Toom Tabard (vêtement vide) et l'aristocratie ne lui obéit pas ; il est soumis aux exigences sans cesse accrues du roi d'Angleterre qui, en particulier, le cite devant sa cour et exige l'aide militaire lors de l'expédition de Gascogne de 1294. Ces demandes, contraires à l'accord de 1292, portent à son comble l'irritation des Écossais qui nomment un conseil d'évêques et de barons, concluent une alliance avec la France (1295) et pénètrent dans le nord de l'Angleterre, tandis que Balliol dénonce l'hommage qui le l […]
