Les virus les plus simples sont généralement constitués par une molécule d'acide nucléique protégée par des sous-unités protéiques. La particule virale ainsi constituée est dite nucléocapside. Les sous-unités qui composent la capside protéique peuvent s'arranger autour de l'acide nucléique selon une symétrie cubique ou hélicoïdale. Il arrive que les divers éléments d'une même particule virale (ou plus exactement virion) soient organisés selon les deux types de symétrie ; c'est le cas des bactériophages à « queue » : ceux-ci (urophages) ont une tête à symétrie cubique et un tube caudal à symétrie hélicoïdale. Dès 1955, Fraenkel-Conrat et Williams montrèrent qu'il était possible d'obtenir des particules infectieuses du virus de la mosaïque du tabac [VMT] (virus à symétrie hélicoïdale) en mélangeant dans des conditions de concentration de pH, de force ionique et de température bien définies, des molécules d'acide ribonucléique du virus et les sous-unités protéiques correspondantes. Ils démontrèrent ainsi que l'assemblage des divers éléments du virus était automatique, pourvu que le milieu d'incubation soit convenable.
Ce type d'expérience a été effectué avec […]
