Farces du théâtre latin. Il s'agissait probablement de comédies rustiques improvisées, jouées par des caractères masqués. Ces farces tiraient leur nom de la ville d'Atella en Campanie, et il semble qu'elles soient nées parmi les populations italiques parlant le dialecte osque. Dans la Rome antique, elles devinrent un divertissement populaire sous la République et au début de l'Empire ; elles étaient alors jouées en latin, mais un latin qui était peut-être agrémenté du piment de mots et de noms de lieux osques.
Ces farces comprenaient au moins quatre emplois : Maccus, le pitre ; Bucco (« joufflu »), le nigaud ; Pappus, le vieil imbécile ; Dossennus (parfois appelé Manducus), le goinfre, un ogre qui ne cessait de jouer des mandibules.
Ces improvisations, développées à l'origine à partir de canevas transmis par la tradition, devinrent un genre littéraire au ~ ier siècle ; mais il ne reste que quelques fragments des œuvres de Lucius Pomponius, de Novius et de quelques autres auteurs.
On n'a aucune trace de l'existence de ces farces après le ier siècle, mais certains types de la commedia dell'arte traduisent l'influence des atellanes.
Alain LABROUSSE
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