Le droit aux armes (composition dans un écu) et aux armoiries (l'écu plus ses ornements extérieurs) s'est progressivement dégagé au cours des siècles dans les diverses nations de l'Occident chrétien, mais de façon, parfois assez dissemblables. Prises par les chevaliers qui les arboraient sur écus et bannières (pour beaucoup d'armes, l'étoffe d'une bannière est visiblement antérieure à l'écu), cottes, housses de cheval, etc., les « connaissances » ou armes devinrent héréditaires dans les lignées mâles à partir de 1130 environ, alors que l'importance de celles-ci se renforçait durant tout le xiie siècle. Des femmes assumèrent les armes de leurs pères et de leurs époux, puis les ecclésiastiques s'intégrèrent au système durant le xiiie siècle. Ce signe n'est nullement réservé à la noblesse en France, le blason (ou les armes) s'appliquant aux roturiers dès le début du xiiie siècle : les bourgeois sont suivis par les simples paysans dès le xive siècle. À la fin du xiie siècle déjà, certaines villes portent des armes. Les corps de métiers semblent bien faire de même à partir du xiii< […]
