Aéronaute et aviateur brésilien né à Palmyra (aujourd'hui Santos-Dumont) et mort à São Paulo. Sans apporter de solution positive aux premières expériences aéronautiques, Alberto Santos-Dumont suscite à leur égard, par des démonstrations originales, une grande curiosité dans le public français. Brésilien d'origine et Parisien d'adoption, il construit, à partir de 1898, de nombreux dirigeables équipés d'un moteur à explosion — la priorité, en l'occurrence, appartenant au dirigeable de l'Allemand Wölfert avec un moteur Daimler (1888). Ces aérostats sont expérimentés à Longchamp, à Bagatelle et à Saint-Cloud (sur le terrain de l'Aéro-Club de France). C'est en 1904 que Santos-Dumont réalise deux prototypes d'aéroplanes, qu'il essaie sans succès. Deux ans plus tard, il exécute un modèle pour le moins très insolite : le Santos-Dumont-XIV bis, avion biplan suspendu sous le dirigeable Santos-Dumont-XIV, ce dernier devant assurer l'envol et la sustentation. Les ailes, assemblées en dièdre, sont reliées deux à deux par des plans verticaux formant cellules. À l'avant, debout dans le fuselage, le pilote manœuvre une cellule indépendante qui remplace les gouvernails de profondeur et de direction. À l'arrière : moteur Antoinette (24 ch) propulsant une hélice. L'ensemble (300 kg) repose sur trois roues de bicyclette. Essayé à Bagatelle (juillet 1906), cet engin hybride est à peine soulevé. Débarrassé du ballon, l'aéroplane effectuera quelques vols, sur 220 mètres, au mieux, et sans dépasser 5 mètres d'altitude. Santos-Dumont lancera ensuite (1907) le premier de ses petits monoplans appelés Demoiselles (envergure : 5,10 m ; poids : 56 kg)
. Mais, déjà, les frères Voisin et Louis Blériot
engagent la construction aéronautique vers des réalisations plus convaincantes.
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Santos-Dumont Alberto Santos-Dumont (1873-1932) et son avion, La Demoiselle, en 1909.
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Pionniers de l'aviation De gauche à droite : le général Bares, Gabriel Voisin, le général Pujo, Henri Farman, Louis Blériot, le général Niesel, le maréchal Franchet d'Esperey, Santos-Dumont (vers 1920).
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Jacques MÉRAND
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