Fils du roi des Romains, Rodolphe Ier de Habsbourg, Albert d'Autriche, se porte candidat à la succession de son père en 1291, mais cet homme sévère et violent, qui se refuse à toute concession, déplaît aux électeurs qui lui préfèrent Adolphe de Nassau, obscur seigneur de la basse vallée du Rhin. Les échecs de ce dernier incitent, cependant, les électeurs à donner la couronne royale au duc Albert. Celui-ci, à la bataille de Göllheim en 1298, triomphe de son concurrent qui est tué.
Albert se fait réélire roi des Romains : il a le soutien du roi de France Philippe le Bel, à qui il cède la rive gauche de la Meuse malgré les princes rhénans contre lesquels il doit se battre (1301-1302). Le pape est aussi son allié, quoiqu'il ait refusé de lui céder les droits impériaux sur la Toscane ; cependant, Albert lui prête serment de vassalité en 1303 : en échange, le pape lui promet la couronne impériale et la succession pour son fils.
En Hongrie, Albert accorde son appui à Charles Robert d'Anjou qui devient roi : ce royaume ne s'agrège donc pas à l'ensemble polono-bohémien des Przémyslides (1301). Puis, en quelques années, Albert s'empare de la Bohême car la dynastie s […]
