Instrument à vent, à anches libres métalliques ; la ventilation alternée y est produite par un soufflet à main permettant de contrôler constamment la pression d'air. Parmi les nombreux instruments, aujourd'hui disparus, qui utilisèrent le principe de l'anche libre métallique et aboutirent à l'accordéon, citons l'aéoline de Schlimbach (Ohrdruff, Thuringe, 1816), l'aéolo-mélodion de Brunner et Ofman (Varsovie, Pologne, 1818), l'éoline d'Eschenbach (Kœnigshoven, Alsace, 1820), la mundéoline de C. Messner (Trossingen, Wurtemberg, 1823) et le symphonium du physicien Charles Wheatstone (Gloucester, Grande-Bretagne, 1825). En 1829, le facteur de pianos et d'orgues Cyril Demian prit à Vienne un brevet pour un nouvel instrument nommé Akkordion (le mot accordéon n'apparaîtra que vers 1830). L'accordéon ne comporta tout d'abord qu'un seul clavier, dit clavier « chant », auquel vint s'ajouter, après 1880, un second clavier pour l'accompagnement. En 1895, on inventa le système unisonore, grâce auquel chaque touche produit un son unique, que l'on tire ou que l'on pousse le soufflet. Depuis 1950 existe l'accordéon de concert ou harmonéon — conçu par le Français Pierre Monichon —, où l […]
