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Écrit par : Laurent JULLIER
Nombre des films de Jacques Becker (1906-1960) sont passés à la postérité, qu'elle soit celle de la cinéphilie institutionnelle (Godard n'a jamais tari d'éloges sur Le Trou (1960), dont il a monté des extraits dans ses Histoire(s) du cinéma) ou celle du grand public (Ali Baba et les quarante voleurs, 1954, repasse toujou ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Par définition, la série des « Contes des quatre saisons », inaugurée en 1990 avec Conte de printemps, nous parle de contes et de saisons, c'est-à-dire de chimères et du temps qui s'écoule, éléments déjà présents dans les précédentes séries de l'œuvre de Rohmer. On pourrait, à tort, n'y voir qu'une simple continuité. Ainsi les héroïnes du ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Ancien premier assistant de Claude Zidi, Jean-Jacques Beineix fait sensation dans la France de 1981 avec Diva, son premier long-métrage, d'abord à cause de la forme rare de son succès public, ensuite à cause du maniérisme qu'il y affiche. Après des débuts timides, le film est vu par des milliers de spectateurs sur la foi du bouche-à-oreil ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Que se passe-t-il entre et surtout derrière les murs d'une école ? Des cinéastes de talent, Jacques Doillon ou Abdellatif Kéchiche par exemple, ont atteint une vérité certaine dans la description des adolescents dans la rue ou des lieux qu'ils s'approprient. Mais la chose est plus rare dans l'univers d'une salle de classe, où l'affrontement avec l ... Lire la suiteÉcrit par : Marie-Anne GUÉRIN
Les films d'Arnaud Desplechin ont besoin de la fiction de l'autre comme d'une réalité, aussi tragique soit-elle. Cette fiction peut être fournie par le récit de l'écrivain, ou bien délivrée par la seule existence de cet autre. Son omniprésence suffit à provoquer le désir de l'enregistrement et du découpage cinématographique : ce sera tour à tour l ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre JEANCOLAS
Si on considère que le cinéma s'est défini comme une suite cohérente d'images animées projetées sur un écran face à un espace destiné à accueillir des spectateurs, il est admis qu'il est né en France, le 22 mars 1895, quand la première « vue » des frères Auguste et Louis Lumière a été projetée à Paris devant un public de photographes et de journal ... Lire la suiteÉcrit par : N.T. BINH
Pour son neuvième long-métrage, Patrice Chéreau a choisi d'adapter une nouvelle de Joseph Conrad, Le Retour : un homme, en rentrant chez lui un soir, trouve une lettre de son épouse lui annonçant qu'elle le quitte ; presque aussitôt après, elle revient. Il lui parle, elle répond à peine. La terrible confrontation qui s'ensuit met à nu la ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Lorsque Alain Resnais est pressenti pour réaliser un film sur le thème de la bombe atomique d'Hiroshima et des dangers du nucléaire, il est déjà un auteur de courts-métrages jouissant d'une notoriété internationale incontestable, en particulier grâce à Nuit et Brouillard (1955). Il a débuté sa carrière comme monteur et auteur de documenta ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
La vie de Pierre Schoendoerffer se partage entre deux passions : l'aventure, maritime et guerrière, et l'écriture. C'est parce qu'il a d'abord été matelot, puis caméraman aux armées, fait prisonnier à Diên Biên Phu, qu'il devint écrivain, puis cinéaste. C'est dire qu'il détone dans le cinéma français, où il fut toujours une figure singulière. Ses ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
En 1930, Jean Cocteau (1889-1963), écrivain, poète, dramaturge, peintre, dessinateur, réalise Le Sang d'un poète. Aussitôt assimilé aux films surréalistes de Buñuel et de Dalí (Un chien andalou, 1929, L'Âge d'or, 1930), ce film sera vu dans le monde entier ; aux États-Unis, il influencera toute une génération de cinéaste ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Après Laurent Cantet (L'Emploi du temps), Nicole Garcia s'inspire d'un même fait-divers : le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand tuait sa femme, ses deux enfants et ses parents, puis tentait de se suicider en mettant le feu à sa maison. Sauvé, jugé il fut condamné à la prison à perpétuité. Ce fait-divers porte en soi un registre de fiction ... Lire la suiteÉcrit par : Jean COLLET
À première vue, voici un film comme tant d'autres ; un film de jeune, sur les jeunes, encore... À la réflexion, il s'agit d'un joyau dont la singularité se révèle inépuisable. On est loin de tout, et pourtant on se sent chez soi, en terrain familier. On dirait que Pascale Ferran s'est d'abord appliquée à reconnaître les domaines perdus, abandonnés ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
La Grande Bouffe fit scandale à l'occasion de sa présentation au festival de Cannes en mai 1973, puis lors de sa sortie en salles. Les publicitaires avaient malicieusement orchestré une campagne destinée à provoquer les esprits sensibles à partir d'une affiche de Reiser et de diverses rumeurs scabreuses issues du tournage. Marco Ferreri ( ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Élève du cours Simon, Gérard Oury (1919-1998), né à Paris, intègre le Conservatoire en 1938, puis il devient pensionnaire à la Comédie-Française où Édouard Bourdet lui confie le rôle de Britannicus. L'occupation allemande le contraint à poursuivre sa carrière de comédien à Genève. Il revient en France en 1945 et s'intéresse au cinéma où il interpr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre JEANCOLAS
La sortie de Laissez-passer, dix-huitième film de fiction de Bertrand Tavernier, a été, aux premiers jours de 2002, l'occasion d'un vif affrontement au sein de la critique française. C'était moins le contenu du film qui motivait l'ire, voire le mépris, des héritiers autoproclamés de la Nouvelle Vague, que ce qu'ils n'y trouvaient pas : un ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
La Maman et la Putain obtint en 1973 le prix spécial du jury au festival de Cannes. Il fut copieusement sifflé par le grand public. C'est évidemment un film qui n'est pas consensuel. Le suicide de son auteur à quarante-trois ans en novembre 1981 a accentué le statut testamentaire de ce film exceptionnel. C'est le seul très long métrage de ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Tourné en décors naturels, La Marquise d'O respectait le comportement, la gestuelle, le verbe de l'époque de la nouvelle de Kleist. Perceval le Gallois, tourné en studio, renvoyait, par son décor de forme elliptique, aux sculptures et enluminures des xiie et xiiie siècles. Avec L'Anglai ... Lire la suiteÉcrit par : Jacques AUMONT
Une affaire de rendez-vous manqué : entre la marquise et son bel aviateur, entre la contrainte sociale et la liberté amoureuse, entre le film et son public. Ce n'est pas la faute de Renoir (1894-1979), et l'on peut bien penser, avec Truffaut, qu'« aucun autre cinéaste n'a mis autant, et le meilleur de lui-même, dans un film », mais ni la critique ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
L'Atalante est un film mythique. C'est le seul long-métrage d'un jeune réalisateur qui meurt à la fin du tournage et dont l'œuvre totale ne dépasse pas trois heures. C'est l'un des deux ou trois plus beaux films français des années 1930 et l'un des premiers chefs-d'œuvre du cinéma parlant. C'est aussi un film maudit qui est d'abord distri ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Le Beau Serge est le premier long-métrage de la Nouvelle Vague. Le film est autoproduit par Claude Chabrol lui-même, avec l'argent d'un héritage familial. Il est réalisé en plein hiver 1957-1958, à Sardent, village de la Creuse où Chabrol (1930-2010), fils d'un pharmacien parisien du XIVe arrondissement, avait passé les quatre ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Produit durant la période de l'Occupation, sous contrôle allemand, par la firme Continental, second film d'un jeune réalisateur que vient de révéler le divertissement policier L'assassin habite au 21 (1942), Le Corbeau est un pamphlet, dans lequel une campagne de lettres anonymes fait « tomber les masques ». Henri-Georges Clouzot ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Classique français du « réalisme poétique » des années 1930, Le jour se lève vient après l'un des plus grands succès de Marcel Carné, Quai des brumes (1938), auquel il semble reprendre beaucoup d'éléments, aussi bien pour l'équipe (le dialoguiste Jacques Prévert, le décorateur Alexandre Trauner, le musicien Maurice Jaubert, et Ga ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Adapté du roman d'Alberto Moravia (Il Disprezzo, 1954), qui décrit la préparation du tournage de L'Odyssée d'Homère par un producteur italien et un réalisateur autrichien, le sixième long-métrage de Jean-Luc Godard – et son film le plus « classique » – ouvre sur une analyse personnelle de la situation du cinéma en 1963, à l'heure ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Palme d'or au festival de Cannes 1956, oscar du meilleur documentaire à Hollywood en 1957, prix du Syndicat des critiques de films français la même année, Le Monde du silence contient déjà la formule magique qui fera le succès des séries télévisées mondialement connues du commandant Cousteau – un mélange habile de science, de nature, d'ex ... Lire la suiteÉcrit par : René PRÉDAL
Depuis Raja, tourné au Maroc durant l'été de 2002, de graves difficultés de production avaient interrompu – après vingt-cinq longs-métrages – l'œuvre de Jacques Doillon, un des auteurs les plus intéressants de la génération 70 (La Drôlesse, 1978 ; La Fille prodigue, 1980 ; La Vie de famille, 1984 ; La Fille ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
En 1936, l'écrivain, dramaturge, acteur et réalisateur Sacha Guitry (1885-1957), fils du grand acteur Lucien Guitry, après avoir porté à l'écran plusieurs de ses pièces, comme Pasteur (1935), et Le Nouveau Testament (1936), fait le pari de tirer un film de son unique récit, Mémoires d'un tricheur (1935), et d'en respecte ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Dès le premier regard, on perçoit que l'intrigue qu'Éric Rohmer a retenue des quelque cinq mille pages de L'Astrée (1607-1628), le célèbre roman pastoral d'Honoré d'Urfé, ressemble à s'y méprendre à une quintessence des « Contes moraux », des « Comédies et proverbes » et des « Contes des quatre saisons ». Dans un pays enchanteur suspendu ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Connu auparavant comme réalisateur de polars (Classe tous risques, 1960), Claude Sautet ne voulut pas se spécialiser dans les films d'action, et adapta en 1970 un roman de Paul Guimard, Les Choses de la vie (1967). Bien que le sujet principal puisse paraître d'une rare tristesse – il s'agit essentiellement de décrire la mort du h ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Les Parapluies de Cherbourg est un film exceptionnel et atypique pour de multiples raisons. C'est le troisième long-métrage d'un jeune réalisateur français, Jacques Demy (1931-1990), qui a fait ses classes en 1960, dans les premières années de la Nouvelle Vague, avec deux films au budget très modeste, Lola (1961) et La Baie d ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Au côté de l'univers de la fiction – Cléo de 5 à 7 (1962), Le Bonheur (1964), Sans toit ni loi (1985) –, le documentaire occupe une place importante dans l'œuvre d'Agnès Varda (une trentaine de films), qu'il s'agisse de documentaires au sens strict du terme – Ô saisons ô châteaux (1957) sur les châteaux de la Lo ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Contre toute attente, ce premier long-métrage de François Truffaut (1932-1984) se voit sélectionné pour le festival de Cannes, en 1959. De plus, il y remporte le prix de la mise en scène. À vingt-six ans, Truffaut, critique et redoutable polémiste, est cependant loin d'être inconnu. Il a violemment attaqué dans Les Cahiers du cinéma et, p ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Les Tontons flingueurs est devenu un film culte au cours des années 1980 et 1990 à la suite de ses multiples diffusions à la télévision, à la grande surprise de son réalisateur, Georges Lautner : « Pourquoi aujourd'hui plusieurs générations peuvent-elles se réciter les dialogues de Michel [Audiard] ? Pourquoi le „gugusse de Montauban“ est ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard GÉNIN
L'auteur de cet étonnant long-métrage d'animation, Sylvain Chomet, est bien connu des amateurs de bande dessinée. Avant de passer au cinéma d'animation, il a écrit le scénario de plusieurs albums, dont trois furent dessinés par un graphiste de génie, Nicolas de Crécy : Léon la came (prix René-Goscinny 1996), Laid pauvre et malade ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Avec Jour de fête (1949), portrait d'une France rurale d'après-guerre hantée par le modernisme et le modèle « américain », Jacques Tati (1907-1982) avait obtenu le succès en inventant le personnage du facteur François, caricature du Français bon enfant et bougon, déjà présent dans son court-métrage L'École des facteurs (1947). Ma ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Les Valseuses est assurément une date dans le cinéma français d'après 1968. Le film frappe encore aujourd'hui par la crudité de ses dialogues, son apparente misogynie, la franchise provocante avec laquelle les rapports sexuels sont représentés. Bertrand Blier, né en 1939, adapte avec ce film son roman à succès. Auparavant, il avait réalis ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
De même que Les Roseaux sauvages (1994) se nourrissaient de la richesse fantasmatique de Barocco (1976), des Sœurs Brontë (1978), d'Hôtel des Amériques 1981), du Lieu du crime (1985) ou des Innocents (1987), Les Voleurs s'alimentent au courant intimiste, et plus directement autobiograp ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Le Français Chris Marker a trente-sept ans lorsqu'il réalise, en 1958, Lettre de Sibérie. Journaliste, auteur d'un roman, Le Cœur net (1949), d'un essai, Giraudoux par lui-même (1952), et collaborateur de la revue Esprit, il n'a entrepris encore que peu de films. Il a réalisé plusieurs courts-métrages : Olym ... Lire la suiteÉcrit par : Frédérique DEVAUX
Le nom de « lettrisme » et le qualificatif « lettriste » s'appliquent initialement à la versification alphabétique ou « poésie à lettres » conçue selon les dires de leur auteur Isidore Isou, dès 1942, et destinée à privilégier la valeur sonore du matériau poétique au détriment de la signification des mots. Cette appellation est toutefois restricti ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard EISENSCHITZ
Level Five (1997) peut se décrire ainsi : le monologue d'une femme devant une console d'ordinateur, vue depuis l'écran de celui-ci. En manipulant l'ordinateur, Laura (Catherine Belkhodja) commande (on le découvre en cours de route) à la caméra qui la cadre. Elle commande aussi au récit, intervenant dans un jeu consacré à la bataille d'Oki ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Tran Anh Hung est né sous une bonne étoile, en 1962, à Danan au Vietnam. Il émigre en France alors qu'il a douze ans. Tran intègre plus tard la prestigieuse école des opérateurs de l'image et du son, l'école Louis-Lumière, et en sort diplômé, avec un premier court-métrage, La Femme mariée de Nam Xuong (1987). L'année suivante, il rencontr ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
En 1969, la Nouvelle Vague est déjà loin. Éric Rohmer (1920-2010), chef de file des « jeunes turcs » des Cahiers du cinéma, a totalement manqué son entrée dans la carrière de réalisateur avec un film très personnel, Le Signe du lion (1962), qui n'est distribué que confidentiellement dans les ciné-clubs. Ancien professeur de lycée ... Lire la suiteÉcrit par : Laurent JULLIER
Né en 1943, André Téchiné a suivi l'itinéraire classique des membres de la « seconde génération » de la Nouvelle Vague : entré en 1963 à l'I.D.H.E.C., il collabore dès l'année suivante aux Cahiers du cinéma. Il passe à la réalisation en 1970 avec Paulina s'en va, variation sur le thème de la folie dans laquelle Bulle Ogier livre ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Avec L'Enfer (1994) et Au cœur du mensonge (1998), Merci pour le chocolat (2000), adapté du roman de Charlotte Armstrong, The Chocolate Cobweb, constitue le terme d'une trilogie dont le thème majeur est la suspicion. Merci pour le chocolat débute dans une ambiance d'apparente normalité bourgeoise, mâtin ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Faut-il le préciser, Napoléon d'Abel Gance (1889-1981), le seul film français muet connu aujourd'hui aux États-Unis, est un monument de l'histoire du cinéma. Il est l'équivalent hexagonal (et même corse) de Naissance d'une nation (1915), le célèbre film fondateur des États-Unis de D. W. Griffith. La démesure des moyens (plus de c ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
Depuis son premier long-métrage, Paris nous appartient (1960), en passant par Out 1 (1970), L'Histoire des treize d'Honoré de Balzac est pour Jacques Rivette une source d'inspiration. L'adaptation du volet central de la trilogie balzacienne, La Duchesse de Langeais, ne saurait donc surprendre, même si le thème d ... Lire la suiteÉcrit par : Marc CERISUELO
Éloge de l'amour (2001), en dépit de ses grandes beautés, apparut comme une sorte de relâche dans l'inspiration godardienne, les précieuses confessions de l'auteur ne parvenant pas à masquer un désir décroissant de faire encore des films. Après avoir célébré « l'art du xxe siècle » en élevant le monument des Histoi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean COLLET
C'est Françoise Giroud qui intitula « nouvelle vague » une série d'articles sur la jeunesse publiés en 1958 dans L'Express. Bientôt, la formule allait s'appliquer au renouveau du cinéma français. La sortie des deux premiers films de Claude Chabrol – Le Beau Serge et Les Cousins – à un mois d'intervalle, en février et mar ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Pickpocket marque assurément une date dans l'histoire du cinéma français. Il y a un « avant » et un « après » ce sixième long-métrage de Robert Bresson (1907-1999), tant son style est unique et radical dans ses partis pris d'austérité. Ce n'est pourtant pas un coup d'essai. Robert Bresson s'est fait connaître pour ses adaptations littérai ... Lire la suiteÉcrit par : Jean-Louis COMOLLI
En 1936, Julien Duvivier réalise un film demeuré célèbre : La Belle Équipe. L'anecdote était simple : des chômeurs montent une entreprise coopérative (une guinguette dans la banlieue parisienne) et se heurtent à de nombreuses difficultés. Le dénouement était différent selon l'une ou l'autre version : dans la version projetée sur les Champ ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Prix Louis-Delluc 2004, Rois et reine confirme le grand talent d'Arnaud Desplechin. On y voit s'affronter une reine et plusieurs rois. La reine, c'est Nora (Emmanuelle Devos), une jeune femme séduisante de trente-cinq ans, directrice d'une galerie d'art parisienne. Quant aux rois, ce sont les personnages masculins qui comptent dans sa vie ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
Lorsqu'elle entreprend Sans toit ni loi, Agnès Varda n'a pas réalisé de long-métrage de fiction depuis près de dix ans, depuis L'une chante, l'autre pas, en 1976. Elle obtient une aide directe du ministère de la Culture en septembre 1985, à partir d'un court synopsis de deux pages, et applique pour son projet de film ce qu'elle a ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Peu d'années après la libération du camp d'Auschwitz, un premier film de fiction polonais, La Dernière Étape (Ostatni etap, 1948), de Wanda Jakubowska, avait retracé l'histoire d'une femme juive arrivant à Auschwitz et choisie comme interprète. Puis, en 1955, Nuit et brouillard d'Alain Resnais est devenu une référence du ... Lire la suiteÉcrit par : Michel ESTÈVE
Le cinquième film de François Ozon, Sous le sable (2001), s'ouvre sur un plan d'ensemble d'une Seine aux reflets bleus sous le soleil, non loin de Notre-Dame de Paris, sans doute pour nous donner l'intuition du rôle fondamental que jouera l'eau dans le cours du récit. Celui-ci s'attache tout d'abord à décrire un couple d'une cinquantaine ... Lire la suiteÉcrit par : Michel CHION
Auteur franc-tireur venu tard à la réalisation cinématographique, Maurice Pialat (1925-2003) a connu des triomphes (Nous ne vieillirons pas ensemble, 1972), comme des échecs commerciaux, avec des films dont précisément l'échec dans les rapports entre êtres humains constitue le thème obsédant. La sortie, en 1986, de Police lui per ... Lire la suiteÉcrit par : Michel MARIE
En 1927, Le Chanteur de jazz (The Jazz Singer) d'Alan Crosland, avec Al Jolson comme vedette, remporte le premier grand succès international du cinéma sonore et parlant, bien que les dialogues y soient de très courte durée (deux minutes). Le film est distribué à Paris fin 1929 après avoir triomphé aux États-Unis. La même année, l ... Lire la suiteÉcrit par : Daniel SAUVAGET
En 1974, Nicolas Seydoux, l'un des héritiers Schlumberger, devient propriétaire de la maison Gaumont. Il va lui faire prendre le virage de la modernité, avec le concours de son ami Daniel Toscan du Plantier, né en 1941 à Chambéry, et venu de la publicité et de la presse (France-Soir). Le duo relance la doyenne des sociétés cinématographiq ... Lire la suiteÉcrit par : René PRÉDAL
On dirait à première vue l'archétype d'une grande famille bourgeoise (trois générations Vuillard, soit une bonne dizaine de personnages principaux) exceptionnellement réunie pour Noël autour de Junon, la mère (Catherine Deneuve), dont l'état de santé nécessite une greffe de la moelle osseuse. Mais c'est plutôt à un agrégat d'êtres excentriques occ ... Lire la suiteÉcrit par : Joël MAGNY
En cinq films, Jacques Audiard, fils du scénariste-dialoguiste Michel Audiard, a accumulé les récompenses : près d'une quinzaine de césars partagés entre Regarde les hommes tomber (1994), Sur mes lèvres (2001) et De battre mon cœur s'est arrêté (2005), le prix du meilleur scénario à Cannes en 1996 pour Un héros très ... Lire la suiteÉcrit par : Kristian FEIGELSON
Après avoir été l'assistant d'Yves Allégret, de René Clair et de Jacques Demy, Costa-Gavras, né en 1933 à Athènes, réalise deux films : l'un policier, Compartiment tueurs, en 1965, et l'autre sur la Résistance, Un homme de trop, en 1967. À trente-cinq ans, il entreprend Z, un film pour lequel il peine à trouver une maiso ... Lire la suite
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