9-29 mars 1985

Grèce. Élection de Christos Sartzetakis à la présidence de la République

Le 9, le Mouvement socialiste panhellénique (P.A.S.O.K.) annonce qu'il ne soutiendra pas la candidature de Constantin Caramanlis (Nouvelle Démocratie, droite) au renouvellement de son mandat de cinq ans à la présidence de la République, mandat qui expire le 15 mai. Il propose d'autre part la révision de la Constitution afin de limiter considérablement les prérogatives du chef de l'État. Comme candidat, le P.A.S.O.K. désigne Christos Sartzetakis, l'ancien juge d'instruction de l'enquête sur l'assassinat, le 22 mai 1963, du député de gauche Lambrakis, une affaire rendue célèbre par Z, le film de Costa-Gavras. Beaucoup voient dans ce coup de théâtre – la réélection du président sortant semblait assurée – la volonté d'Andréas Papandréou, Premier ministre et président du P.A.S.O.K., de « socialiser » le dernier rouage de l'État encore aux mains de l'opposition.

Le 10, Constantin Caramanlis démissionne. Le président du Parlement assure son intérim jusqu'à la date de l'élection, fixée, pour le premier tour, au 17. Mais, ni le 17 ni le 23, Christos Sartzetakis n'obtient suffisamment de voix.

Le 29, au troisième tour de scrutin, la majorité requise étant ramenée aux trois cinquièmes des 300 députés, Christos Sartzetakis est élu président de la République avec juste 180 suffrages.

— Universalis

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