14-28 juillet 1983

Europe - Arménie. Regain du terrorisme arménien en Europe

Le 14 à Bruxelles, un diplomate turc est tué de deux balles dans la tête. L'attentat est revendiqué par l'Armée révolutionnaire arménienne (A.R.A.), organisation inconnue jusqu'à ce jour.

Le 15, une bombe explose devant le comptoir de la compagnie Turkish Airlines à Orly. Le bilan est lourd : huit morts et une cinquantaine de blessés. L'Armée secrète arménienne pour la libération de l'Arménie (A.S.A.L.A.) revendique « l'entière responsabilité » de cet attentat.

Le 16, François Mitterrand se rend au chevet des blessés et dénonce « la violence aveugle et folle ».

Le 18, des documents et un stock d'armes et d'explosifs sont découverts, et cinquante-six personnes sont interpellées à Paris dans les milieux arméniens. Parmi ces personnes, Varadjian Garabidjian, un Arménien de nationalité syrienne, qui serait l'un des responsables de la branche militaire de l'A.S.A.L.A. en France, reconnaît, le 20, être l'auteur de l'attentat d'Orly. Il reviendra sur ses aveux le 28. Avec lui dix autres personnes sont inculpées le 20 et placées sous mandat de dépôt tandis que dix étrangers – turcs ou iraniens – d'origine arménienne sont, le 26, assignés à résidence dans le sud de la France et menacés d'expulsion.

Le 27, dans la matinée, un commando de cinq terroristes se réclamant de l'A.R.A. pénètre dans l'ambassade de Turquie à Lisbonne. Un premier terroriste ainsi qu'un policier portugais sont tués au cours de l'opération. Puis une violente explosion se produit à l'intérieur des locaux occupés par les Arméniens. Les quatre autres membres du commando sont tués ainsi que l'épouse du chargé d'affaires turc.

— Universalis

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