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13-25 octobre 2022

Canada. Refus de prêter allégeance au roi de la part des élus du Parti québécois et de Québec solidaire

Le 13, la présidence de l’Assemblée nationale du Québec informe le chef du Parti québécois (PQ, indépendantiste), Paul St-Pierre Plamondon, qu’elle entend faire « appliquer le règlement » relatif à l’obligation faite aux élus de prêter allégeance au souverain du Canada – en l’occurrence le roi Charles III depuis septembre 2022. Paul St-Pierre Plamondon avait déclaré lors de la campagne électorale qu’il n’estimait pas « acceptable qu’un élu qui est le produit d’un vote » se trouve « contraint à un monarque étranger ». Les trois élus du PQ seront soutenus par les onze élus de Québec solidaire (QS), formation également indépendantiste.

Le 17, le PQ et le QS proposent la discussion d’une motion supprimant l’obligation d’allégeance au roi. Ni la coalition Avenir Québec ni le Parti libéral du Québec ne donneront suite à cette proposition.

Le 18 débute la séance d’assermentation des députés à l’Assemblée nationale.

Le 19, une entente temporaire avec le secrétariat général de l’Assemblée nationale permet aux élus du PQ et de QS d’être assermentés sans avoir prêté allégeance à la couronne britannique. Un accord sur le sujet doit être trouvé d’ici à la rentrée parlementaire fixée au 29 novembre. Le chef du Parti conservateur du Québec Éric Duhaime estime également que les élus québécois devraient avoir « le libre choix » de prêter ou non serment au roi.

Le 25, le député fédéral et chef du Bloc québécois Yves-François Blanchet déclare que son serment d’allégeance à la couronne britannique devant la Chambre des communes, après les élections de septembre 2021, n’était « pas sincère », prétendant qu’il en fut de même pour les autres députés de son parti. Son attitude, dénoncée par le Parti conservateur, divise le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique.

— Universalis

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