CANARIS WILHELM (1887-1945)

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Fils d'un maître de forges, Karl Canaris, de lointaine ascendance italienne, Wilhelm Canaris est le benjamin de trois enfants. Intelligent, vif d'esprit, espiègle, il fait ses études au lycée de Duisbourg, lit beaucoup, retient sans effort et apprend facilement les langues. Au début de la Première Guerre mondiale, il prend part au combat naval de Coronel, puis à celui des Falkland, désastreux pour la flotte allemande. L'équipage de son navire est interné au Chili. Canaris réussit à s'échapper, met huit mois pour parvenir à Buenos Aires, se fait passer pour un Chilien afin de regagner l'Allemagne, où il arrive au printemps 1916. La réussite d'un tel exploit incite ses chefs à le verser dans le Service des renseignements. Après quelques mois d'instruction, il est envoyé en Espagne où, sous une fausse identité, il organise un réseau destiné à surveiller le mouvement des navires alliés. Alors qu'il tente de rentrer en Allemagne par l'Italie, il est arrêté et incarcéré. Puis, il parvient à revenir en Espagne par mer. Après quelques mois, il est alors recueilli clandestinement par un sous-marin allemand venu le chercher en rade de Carthagène, en octobre 1917. Il demande à reprendre de l'activité, mais dans les sous-marins. Après avoir suivi des cours de formation, il reçoit le commandement d'un U-Boot affecté à des opérations en Méditerranée. Au cours des années troublées qui suivent la défaite, il prend part à la lutte contre les spartakistes. Il est aussi impliqué à tort dans le meurtre de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg et soupçonné d'avoir favorisé l'évasion de l'un des officiers condamnés. Le ministère de la Défense lui confie, plus tard, la création de milices patriotiques. Il est ensuite rapporteur de cette question à l'Assemblée nationale de la république de Weimar. Après cette brève intrusion dans le monde de la politique, il réintègre la Marine où il gravit normalement les échelons jusqu'en 1933. S'il n'approuve pas sans ré [...]

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Pour citer l’article

André BRISSAUD, « CANARIS WILHELM - (1887-1945) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/wilhelm-canaris/