SCULPTURES ET FRESQUES DU NÉOLITHIQUE (Proche-Orient)

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Vers — 9000, des communautés de chasseurs-cueilleurs nomades se sédentarisent dans le Proche-Orient méditerranéen, le long d'une bande littorale allant de l'Égypte au sud de la Turquie, puis domestiquent peu à peu les espèces végétales (orge, blé, lentilles) et animales (mouton, chèvre, porc, bœuf) locales. Cette « révolution néolithique », qui voit l'apparition de l'agriculture et de l'élevage, s'accompagne de transformations idéologiques importantes. On confectionne des petites statuettes animales ou humaines (principalement féminines), on surmodèle des visages d'argile sur le crâne d'ancêtres défunts. Plus au nord, en Turquie, on sculpte de véritables statues animales ou humaines en pierre (Nevali Çori), et même, comme à Çatal Hüyük, on peint sur les murs des habitations des fresques polychromes porteuses d'une mythologie très complexe. Parmi ces diverses manifestations semblent dominer la représentation d'une déesse féminine et celle d'un dieu taureau, thèmes récurrents des religions orientales ultérieures.

—  Jean-Paul DEMOULE

Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne et à l'Institut universitaire de France

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Pour citer l’article

Jean-Paul DEMOULE, « SCULPTURES ET FRESQUES DU NÉOLITHIQUE (Proche-Orient) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 07 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sculptures-et-fresques-du-neolithique/