DUVALL ROBERT (1931- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Acteur américain, né le 5 janvier 1931 à San Diego, en Californie.

Fils d’un amiral de la marine américaine, Robert Duvall sert deux ans dans l’armée pendant la guerre de Corée puis obtient, en 1953, un diplôme d’art dramatique au Principia College (Illinois). Parti s’installer à New York, il suit des cours de théâtre sous la direction du célèbre professeur Sanford Meisner à la Neighborhood Playhouse et fait ses premiers pas sur les planches à Broadway et Off-Broadway.

En 1962, Robert Duvall fait ses débuts sur le grand écran dans le rôle d’Arthur (« Boo ») Radley, un simple d’esprit, dans To Kill a Mockingbird (Du silence et des ombres) – prestation brève mais mémorable. Les années suivantes, il reste cantonné à des apparitions dans des petits films et pour la télévision. Ce qui ouvre la voie à des seconds rôles importants dans des productions affichant une distribution d’ensemble nombreuse, comme le major Frank Burns dans M*A*S*H (1970, M.A.S.H.), inhibé et moralisateur, ou encore l’avocat d’affaires de la mafia Tom Hagen dans The Godfather (1972, Le Parrain) et sa suite The Godfather, Part II (1974, Le Parrain II). Sa performance dans le volet de 1972 vaut d’ailleurs à l’acteur sa première nomination aux oscars.

À la fin des années 1970, Robert Duvall se voit nommé deux autres fois aux oscars pour l’intensité de son jeu dans des rôles de militaires. Ainsi, dans Apocalypse Now (1979), alors que le lieutenant-colonel Kilgore déclare, tel un dément, adorer « l’odeur du napalm au petit matin », Duvall réussit le tour de force de convaincre le spectateur que son personnage éprouve de la compassion pour ses hommes. Et dans The Great Santini (1980, « Le Grand Santini »), Duvall donne toute sa force à l’officier des marines Bull Meechum, un guerrier sans combat qui, en temps de paix, soumet sa famille à une discipline de fer.

Robert Duvall va par la suite recevoir l’oscar du meilleur acteur pour son interprétation admirablement nuancée d’un ancien chanteur de country usé, devenu gérant d’un motel et d’une station-service dans Tender Mercies (1983, Tendre Bonheur). Il est à noter que Duvall a composé beaucoup des chansons qu’il interprète dans ce film.

Pendant la décennie 1990, Robert Duvall s’illustre dans plusieurs films hollywoodiens à succès, tels Days of Thunder (1990, Jours de tonnerre), Phenomenon (1996, Phénomène) et A Family Thing (1996, La Couleur du destin). Puis il écrit, dirige et joue le rôle principal dans The Apostle (1997, Le Prédicateur), projet de longue haleine qui lui rapporte sa troisième nomination pour l’oscar du meilleur acteur. Il va remporter ensuite la troisième nomination de sa carrière à l’oscar du meilleur second rôle masculin pour sa prestation dans A Civil Action (1998, Préjudice).

Robert Duvall est réputé pour l’aisance et le naturel avec lesquels il investit des rôles dans tous les registres, en particulier des citoyens ordinaires qu’il fait exister dans toute leur dimension et leur subtilité, comme dans We Own the Night (2007, La nuit nous appartient). Ainsi que l’écrit la critique Elaine Mancini, Duvall est « l’acteur le plus virtuose, le plus polyvalent et le plus convaincant du cinéma américain ».

Robert Duvall a réalisé The Apostle (1997, Le Prédicateur) et Assassination Tango (2002).

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Classification

Pour citer l’article

« DUVALL ROBERT (1931- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-duvall/