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"OUVERTURE" DE LA ROUTE DE LA SOIE

Inventée à la fin du xixe siècle par un savant allemand, Ferdinand von Richthofen, l'expression la « Route de la soie » désigne les différentes voies par lesquelles des biens ont transité entre la Chine centrale et l'Orient méditerranéen. Après le couloir du Gansu, les marchandises étaient acheminées par l'une des deux routes contournant le désert du Taklamakan, et par celles qui le traversaient. Puis elles franchissaient le Pamir pour arriver en Iran et aboutir en Irak et en Syrie. D'autres voies, maritimes celles-là, constituèrent une alternative au commerce effectué par les terres. L'échange des biens était indirect, car personne n'empruntait la route de bout en bout, du moins pas avant le Moyen Âge. Principale marchandise, mais non la seule, du commerce vers l'ouest, la soie était, comme l'attestent les découvertes archéologiques, échangée contre des produits et des animaux (chevaux en particulier) appréciés en Chine. C'est par cette voie que fut introduit le bouddhisme en Chine au ier siècle de notre ère. La première des deux expéditions vers l'ouest conduites par Zhang Qian, parti en — 139 de la capitale Chang'an, devait le conduire jusqu'en Bactriane, et attirer l'attention de l'empereur et de la cour sur l'existence des pays si différents de l'Asie centrale. Mais la date de — 139 ne doit pas faire oublier que des échanges étaient engagés depuis des siècles entre la Chine et le monde extérieur.

— Alain THOTE

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Écrit par

  • : directeur d'études émérite à l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, membre de l'Institut

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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