MONOHYBRIDISME

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Ce terme est utilisé pour désigner une expérience de croisement entre deux progéniteurs qui ne sont dissemblables l'un de l'autre que par une seule caractéristique d'allélisme : on peut l'appliquer par exemple au cas des parents de groupe sanguin différent, l'un étant homozygote AA, par exemple, et l'autre homozygote BB. En ce cas, la descendance, issue des gamètes portant respectivement les facteurs génétiques A et B, aura, dans 100 p. 100 des cas, la composition génotypique AB, qui s'exprime au niveau des marqueurs érythrocytaires sanguins par la présence d'antigènes A et d'antigènes B à la surface des globules rouges, donc un « phénotype » AB.

Cela est une vérification de la loi d'uniformité des hétérozygotes monohybrides obtenus en première génération.

La loi de pureté des gamètes veut que les cellules reproductrices des monohybrides soient porteuses ou du caractère A, ou du caractère B, mais jamais des deux. Donc la descendance de sujets AB croisés entre eux donne nécessairement, comme le démontre un tableau à double entrée (désigné sous le nom de carré latin), 50 p. 100 d'hétérozygotes AB et 50 p. 100 d'homozygotes ayant soit la constitution AA, soit la constitution BB, en nombre égal pour chaque groupe.

—  Didier LAVERGNE

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Pour citer l’article

Didier LAVERGNE, « MONOHYBRIDISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/monohybridisme/