MAL DES TRANSPORTS

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Cette maladie, qu'induit le déplacement subi par un voyageur, se caractérise par des nausées. L'expression « mal des transports », qui apparaît à la fin du xixe siècle, englobe des syndromes tels que mal de mer, mal ferroviaire, mal en automobile ou en avion. Malgré leur imprécision pour un usage scientifique, il existe un usage consensuel de ces termes.

Le mal des transports rassemble l'éventail des symptômes qui succèdent à l'exposition de certains individus à des accélérations artificielles et périodiques. Il s'agit de pâleur, sueur froide, salivation, et (ce qui est très fâcheux sur le plan pratique) nausées et vomissements.

Le mal des transports peut résulter de l'exposition d'une personne au balancement, à la rotation, aux secousses et mouvements de bas en haut ou en sens inverse. Les malaises semblent naître de l'arrivée au cerveau de données rendues inconstantes par les mouvements subis par le patient, lesquelles sont recueillies à partir de l'œil, ou de l'oreille interne, organes dont le fonctionnement est nécessaire à l'apparition des symptômes pathologiques.

Dans chaque oreille, les trois canaux semi-circulaires et les organes otolithiques participent au maintien du corps en équilibre et à la coordination des mouvements impliquant les yeux, la tête et le corps. Ces organes sont stimulés continuellement par la pesanteur et, au cours d'accélérations linéaires brusques, ils enregistrent la variation qui leur est imposée. Quant aux yeux, ils adressent au cerveau toute information concernant la position du corps et le mouvement relatif qu'il présente vis-à-vis de l'environnement.

Le mal des transports intervient quand le système vestibulaire de l'oreille interne envoie des messages, concernant la position du corps ou son mouvement, qui ne concordent pas avec ceux qui proviennent des yeux. Un exemple d'une telle contradiction est donné par le mal de mer, dans lequel l'oreille interne réagit à l'accélération linéaire ou angulaire que lui impriment les mouvements du navire. Elle les accompagne donc, alors que les yeux n'enregistrent qu'une scène relativement stable. C'est pourquoi le cerveau est brouillé par ces messages contradictoires qui émanent des différents récepteurs sensoriels. En réponse, il déclenche la sécrétion de quantités anormalement élevées d'hormones du stress : adrénaline, noradrénaline et vasopressine. En conséquence, après quelques minutes d'exposition au mouvement, les rythmes électriques générés par la paroi musculaire de l'estomac passent de 3 cycles par minute à 6, voire à 9. Dès lors, la symptomatologie du mal des transports se déclenche, aboutissant, après la nausée, au vomissement. Une inconnue subsiste, cependant : pour quelle raison le cerveau répond-il ainsi à des incongruités dans la perception du mouvement ?

Le mal des transports n'est qu'un événement passager et, dans tous les cas, la victime guérira si la cause de ses malaises cesse. Mais lorsque le retour à la normale n'est pas possible, s'agissant de voyages au long cours par exemple, plusieurs méthodes permettront d'atténuer les effets indésirables consécutifs au déplacement. La précaution élémentaire la plus efficace est de maintenir le corps solidement fixé (la tête surtout) par rapport au véhicule. S'asseoir en position inclinée, essayer d'éviter les mouvements de rotation de la tête, fermer l'un des yeux et fixer, avec l'autre, un objectif éloigné, peut être utile. Le mal des transports peut aussi être soulagé si le sujet se concentre sur une occupation absorbante. En général, à moins que la vision ne soit portée résolument vers l'horizon ou consacrée à des activités distrayantes, il vaut mieux garder les yeux clos. Lire, manger ou boire abusivement ne peut qu'exacerber les symptômes et entraîner des états d'anxiété, de stress et de souffrance. Certaines maladies (gastro-intestinales, par exemple) majorent la sensibilité au mal des transports. Il reste que la prévention du mal des transports est d'abord affaire individuelle. Certes, dans le cas de longs voyages, beaucoup de gens s'adapteront au bout de quelques jours de malaise, ressentant un soulagement progressif. Mais pour les trajets de courte durée, le choix du véhicule (avion volant au-dessus des turbulences, navire muni de stabilisateurs, suspensions automobiles très efficaces), l'emplacement à l'intérieur de ce dernier (éviter les places situées à la hauteur des ailes en avion et préférer le siège avant en voiture) minimiseront [...]

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Pour citer l’article

« MAL DES TRANSPORTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/mal-des-transports/