CÁRDENAS LÁZARO (1895-1970)

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Nationalisation du pétrole au Mexique

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Trotski à Mexico

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Homme d'État mexicain dont la personnalité et les prises de position ont fortement marqué l'évolution de la politique de son pays dans les années trente. Né à Jiquilpán, dans le Michoacán, sa condition modeste ne lui permet guère d'aller à l'école et, encore adolescent, il s'engage dans l'armée. C'est l'époque tumultueuse de la révolution mexicaine. Il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie militaire jusqu'au grade de général et sera l'un des derniers survivants de la « vieille garde ». Peu à peu, Cárdenas est amené à s'intéresser à la politique : en 1928, il est élu gouverneur du Michoacán, poste qu'il occupe jusqu'en 1932 et auquel il avait déjà été nommé à titre provisoire en 1920, puis il est nommé ministre de l'Intérieur en 1930 et de la Guerre en 1933. En 1931, il est président du Parti national révolutionnaire qui deviendra, en 1938, le Parti de la révolution mexicaine, puis, en 1946, le Parti révolutionnaire institutionnalisé (P.R.I.). Ses amitiés politiques — il était assez lié avec les principaux dirigeants révolutionnaires Obregón, Calles et Carranza — mais surtout son intégrité, lui valent d'être élu président de la République en 1934, à une écrasante majorité, pour un mandat de six ans. Le Mexique avait besoin d'une période de répit pour se remettre des années troublées qu'il venait de vivre entre les pronunciamientos, les rébellions militaires, les révoltes paysannes de Pancho Villa, d'Orozco et de Zapata, et les rivalités intestines qui ne cessaient d'opposer les principaux protagonistes de la révolution : c'est Cárdenas qui est l'artisan de la réconciliation et de l'apaisement.

Très au fait des réalités mexicaines, Cárdenas s'emploie à améliorer les conditions de vie des plus démunis et entend respecter scrupuleusement les dispositions de la Constitution de 1917 en favorisant l'implantation d'une démocratie plus réelle. Le plan sexennal qu'il propose d'emblée s'attache d'abord à l'application de la réforme agraire : durant son mandat, huit cent mill [...]

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Dans le chapitre « Lázaro Cárdenas »  : […] Il faut croire que le général Cárdenas avait bien caché son jeu, puisque, candidat de Calles, son élection allait signifier l'exil de ce dernier (non pas la fin du callisme, qui, modernisé, continue encore de nos jours). Un an après son élection, Cárdenas se débarrassait de son patron. Connaissant la vie politique et le peuple, il était capable de mettre ses idées en veilleuse, lorsque, comme l'an […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mexique/#i_1830

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Jean-Claude BUHRER, « CÁRDENAS LÁZARO - (1895-1970) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lazaro-cardenas/