CARY JOYCE (1888-1957)

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Originaire d'Irlande, Joyce Cary étudia la peinture et le droit, combattit en Afrique pendant la Première Guerre mondiale parce qu'il se trouvait en poste au Nigéria à ce moment-là. À son retour d'Afrique en 1920, il s'installa à Oxford pour se consacrer à la littérature. Cary avait une haute idée de la mission de l'artiste, qui doit communiquer aux autres les vérités qu'il a découvertes. Il employa sa large sympathie humaine à cet effet, romancier-caméléon capable de changer de peau, et même de couleur de peau, comme le prouvent ses romans africains : Aïssa Saved (1932), The African Witch (1936) et Mister Johnson (1939) ; il est parfois, et c'est injustice, absent des livres de références traitant du roman contemporain. Ses deux trilogies, Herself Surprised (1941), To Be a Pilgrim (1942) et The Horse's Mouth (1944), puis Prisoner of Grace (1952), Except the Lord (1953) et Not Honour More (1955), forment un solide ensemble, la première étant consacrée à l'art, la seconde à la politique ; une troisième devait traiter de la religion. Les convictions fondamentales de Cary vivent en chacun de ses personnages et surtout la valeur de l'imagination créatrice, la liberté étant « la création pleinement réalisée, donc éternelle et indestructible ». Bien entendu, les libertés de chacun s'affrontent, tout comme elles se heurtent aux codes de nos sociétés établies ; cela fournissait à l'univers romanesque de Cary un riche fonds de tragédie et de comédie. Cary a aussi publié des nouvelles, des essais et une autobiographie.

—  Louis BONNEROT

Écrit par :

  • : professeur honoraire à la Faculté des lettres et sciences humaines de Paris

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Pour citer l’article

Louis BONNEROT, « CARY JOYCE - (1888-1957) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 juillet 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/joyce-cary/