SASSI JEAN (1917-2009)

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Militaire français, haute figure des services spéciaux. Après avoir servi dans la Légion puis dans les corps francs d'Afrique, Jean Sassi est affecté au Bureau central de renseignement et d'action (B.C.R.A.) à Londres au début de 1943. En novembre, il entre dans la force « Jedburgh », composée de trois cents volontaires choisis au sein des armées britannique, américaine et de la France libre afin d'être parachutés par équipes de trois derrière les lignes allemandes pour aider la Résistance ; il est parachuté à Dieulefit (Drôme) le 29 juin 1944 et gagne le Vercors puis les Hautes-Alpes où sa mission consiste à préparer le terrain pour les troupes alliées avant leur débarquement en Provence, le 15 août. Il part ensuite combattre les Japonais en Extrême-Orient, au sein de la Force 136, unité interalliée basée à Calcutta. De retour en France en 1946, Jean Sassi est instructeur au 11e bataillon parachutiste de choc, bras militaire du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (le S.D.E.C.E., qui sera remplacé par la Direction générale de la sécurité extérieure en 1982). Il repart pour le Laos en 1953, où il participe à une « guerre non conventionnelle » contre le Viêt-Minh. Au printemps de 1954, il lance l'« opération D » (Desperado) avec deux mille hommes appartenant au peuple montagnard des Hmong, afin de soutenir les soldats français encerclés à Diên Biên Phu ; il arrive le lendemain de la chute du camp et parvient à exfiltrer deux cents combattants. Il sert également pendant la guerre d'Algérie, avant de quitter l'armée avec le grade de colonel.

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« SASSI JEAN - (1917-2009) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-sassi/